Négociations nucléaires : Téhéran évoque un « bon début » à Mascate mais pose ses conditions pour la suite

Les pourparlers nucléaires indirects entre l’Iran et les États-Unis, médiés par Oman, se sont tenus vendredi 17 Bahman (février 2025) à Mascate. À l’issue de ces discussions, le ministre iranien des Affaires étrangères, Seyed Abbas Araghchi, s’est exprimé devant la presse, décrivant les négociations comme un bon début. Il a précisé qu’il y avait eu plusieurs sessions de discussions indirectes, longues et intensives, permettant aux deux parties d’échanger leurs points de vue, préoccupations, droits et intérêts dans ce qu’il a qualifié de « très bonne atmosphère ».
Cependant, Araghchi a immédiatement tempéré cet optimisme initial en soulignant deux défis majeurs. Premièrement, il a insisté sur le fait que la confiance fait cruellement défaut, héritage des tensions passées, et que surmonter cette méfiance est un « défi de taille » pour la poursuite du processus. Deuxièmement, il a indiqué que la continuation des négociations n’est pas automatique : elle est conditionnée à des consultations internes dans les capitales respectives (Téhéran et Washington) pour décider de la suite à donner.
Le ministre a réaffirmé avec fermeté le cadre strict imposé par l’Iran : les discussions portent exclusivement sur le dossier nucléaire. Il a exclu tout débat sur d’autres sujets, tels que les questions de sécurité régionale ou la présence militaire américaine. Néanmoins, Araghchi a souligné qu’un prérequis essentiel à tout dialogue est l’arrêt des menaces et des pressions. Il a déclaré avoir clairement transmis cette exigence à la partie américaine, indiquant que le respect de cette condition est nécessaire pour permettre la poursuite des pourparlers. En conclusion, bien qu’il qualifie le début de positif, il a fait reposer la responsabilité de la suite sur « la partie adverse » et sur les décisions qui seront prises en Iran.