L’Iran dénonce à l’ONU l’utilisation de cinq pays arabes comme bases arrière par les États-Unis pour ses frappes

L’Iran a officiellement protesté auprès des Nations Unies contre l’utilisation par les États-Unis du territoire et de l’espace aérien de cinq pays arabes (Qatar, Koweït, Bahreïn, Émirats arabes unis et Arabie saoudite) pour mener des attaques militaires contre la République islamique. Dans des lettres distinctes adressées au secrétaire général Antonio Guterres et au Conseil de sécurité, l’ambassadeur Amir Saeid Iravani a détaillé des dizaines de violations présumées survenues entre le 23 mars et le 4 avril 2026.
Les lettres fournissent des rapports horodatés détaillant l’utilisation par les États-Unis de ces pays comme plates-formes de lancement pour des frappes aériennes et des missions de reconnaissance contre l’Iran. Les incursions signalées comprennent des bombardements par des chasseurs F-15, F-16, F-22 et F-35, des frappes de drones MQ-9 et des missions de renseignement par des avions P-8A, des Awacs et des avions espions U-2S. Les lettres accusent également les Émirats arabes unis d’avoir directement violé l’espace aérien iranien avec des avions Mirage et F-16.
Téhéran a fermement demandé à ces cinq pays de respecter les principes de bon voisinage et de cesser de permettre à leur territoire d’être utilisé contre l’Iran, les avertissant de leur responsabilité internationale pour avoir facilité des actes d’agression. L’Iran a demandé que ces lettres soient enregistrées comme documents officiels du Conseil de sécurité des Nations Unies.