Lettre de professeurs iraniens aux éducateurs du monde : « Ne vous taisez pas sur les crimes de guerre contre nos enfants »

Des étudiants-enseignants iraniens ont publié une lettre ouverte en sept langues adressée aux enseignants du monde entier, les appelant à ne pas rester silencieux face aux « crimes » qu’ils attribuent au régime israélien et aux États-Unis lors du récent conflit. La lettre demande aux éducateurs de transmettre toute la vérité à leurs élèves. Le texte commence par saluer la terre d’Iran, présentée comme un berceau millénaire du savoir, de la culture et des premières femmes érudites, un pays qui n’a jamais connu de domination coloniale et n’a exporté que connaissance et art.
Les auteurs dénoncent une attaque à la roquette contre une école de Minab, une petite ville iranienne, le 28 février, qui aurait causé la mort de plus de 170 enfants âgés de 7 à 12 ans. Ils justifient cette agression par le refus de l’Iran d’accepter « l’ordre mondial injuste », de se placer sous « l’aile de la colonisation américaine », ou de laisser piller son pétrole. La lettre énumère également l’opposition iranienne à l’exploitation sexuelle des enfants (référence à l’affaire Epstein), le soutien aux enfants palestiniens victimes, et les avancées scientifiques de l’Iran malgré les sanctions.
Affirmant que l’Iran combat « au nom de l’humanité opprimée de l’histoire » (Amérindiens, Palestiniens, Vietnamiens, etc.), le texte déclare que cette guerre est une « école de résistance mondiale contre l’impérialisme » où s’affrontent le bien et le mal. Il conclut en mettant les enseignants du monde devant leur responsabilité : « Si aujourd’hui nous restons silencieux face à un tel crime, que faisons-nous exactement dans nos salles de classe ? » Les signataires appellent à prendre position, à raconter toute la vérité aux élèves, afin de pouvoir encore utiliser demain les mots « humanité » et « liberté ».