Une scientifique iranienne veut briser la résistance des cancers à la chimiothérapie

Sepideh Mirzaei, une scientifique iranienne et lauréate du prix du « Jeune Scientifique de l’Année 2025 », mène des recherches révolutionnaires en biologie du cancer à l’Université libre islamique. Son travail se concentre sur l’un des plus grands défis de l’oncologie : la résistance aux traitements, notamment la chimiothérapie. Elle explique que les cellules cancéreuses développent souvent une résistance aux médicaments via des voies de signalisation moléculaire spécifiques, rendant les traitements inefficaces.
Sa recherche, actuellement au stade préclinique, vise à identifier ces voies moléculaires responsables de la résistance dans des cancers courants comme ceux de la prostate, du sein et de l’estomac. L’objectif est ensuite de réguler ou d’interrompre ces voies pour restaurer la sensibilité des cellules cancéreuses aux médicaments existants, brisant ainsi la barrière de la résistance. En langage simple, son approche pourrait « ressusciter » l’efficacité des chimiothérapies chez les patients devenus résistants.
Mirzaei évoque des défis importants, principalement liés au manque d’infrastructures de recherche, de bases de données suffisantes et aux impacts des sanctions internationales qui entravent la recherche sur le cancer en Iran. Malgré cela, elle maintient des collaborations internationales qui ont permis la publication d’articles dans des revues scientifiques de renom, validant l’innovation de ses travaux.
Sa vision personnelle et l’avenir de ses recherches sont clairs : dépasser le stade purement académique pour concevoir des plateformes de médecine personnalisée. Elle imagine un futur où, pour chaque patient, on identifierait les facteurs individuels de résistance aux médicaments afin d’administrer des traitements combinés, intelligents et sur mesure, augmentant ainsi radicalement les chances de guérison.