Une nouvelle philosophie pour transformer l’accueil des enfants vulnérables

Le chef de l’Organisation nationale de la protection sociale d’Iran (Behzisti), Seyed Javad Hosseini, a présenté la vision de l’institution, centrée sur le concept de « floraison sociale » (Shekofaye Ejtemaee). Il définit ce concept comme un sentiment subjectif de progrès et de croyance en une amélioration possible, qui ne découle pas nécessairement de la richesse matérielle et peut même émerger dans l’adversité. Pour Behzisti, la mission est de créer un écosystème propice à cette floraison, reposant sur trois principes fondateurs : la suffisance (garantir un minimum vital), l’intégralité (offrir des services complets et continus) et la justice (distribuer les services en fonction des besoins réels).
Un élément clé de cette approche concerne les 700 centres de quasi-famille (marakez shabbe khanevadeh) gérés par Behzisti. Hosseini a insisté sur une nouvelle philosophie pour ces centres, qu’il a qualifiée d’approche « de la brique au paradis » (az khesht ta behesht). Cela signifie que ces établissements ne doivent pas se contenter d’être des lieux de garde. Leur objectif est de partir des besoins de base (la « brique ») pour conduire progressivement les enfants placés vers une vie digne, comprenant l’identité, la paix psychologique, l’espoir et la qualité de vie (le « paradis »), afin de les préparer à une vie épanouie dans la société.
Hosseini a également souligné l’importance de la mobilisation communautaire. Il a mentionné le succès du projet « Santé du quartier » (Salam-e Mahalleh), qui a enregistré plus de 150 000 volontaires, et l’outil innovant de la « banque du temps » (Bank-e Zaman), où les citoyens échangent leurs compétences et leur temps pour répondre aux besoins sociaux locaux. Toutes ces politiques, selon lui, visent un objectif ultime : le bien-être psychologique, la qualité de vie et un avenir meilleur pour les enfants et les personnes vulnérables, conditions essentielles à l’épanouissement social.