Une IA iranienne pour un cœur plus visible : Percée dans l’imagerie des artères coronaires

Des chercheurs de l’Université de technologie Amirkabir en Iran ont développé une solution innovante basée sur l’intelligence artificielle (IA) et l’apprentissage profond pour améliorer la précision des images angiographiques des artères coronaires. L’angiographie, un examen clé pour diagnostiquer les obstructions artérielles, est souvent affectée par des interférences (ombres des tissus, mouvements respiratoires et cardiaques) qui brouillent la visibilité des vaisseaux, compliquant le diagnostic et nécessitant parfois l’injection de plus de produit de contraste et une exposition accrue aux rayonnements pour le patient.
Le projet, dirigé par la chercheuse Fatemeh Akhondi, s’est concentré sur l’élimination automatique de l’arrière-plan de ces images grâce à des réseaux de neurones profonds. Deux modèles principaux ont été conçus et comparés. L’approche la plus performante utilise une architecture hybride d’auto-encodeur profond qui extrait les informations de l’arrière-plan à partir d’images prises avant l’injection du produit de contraste, pour ensuite les utiliser pour reconstruire et isoler clairement les régions des vaisseaux contenant le contraste.
Les résultats sont significatifs. La méthode augmente la clarté des vaisseaux coronariens, réduit le besoin en produit de contraste (et donc les risques pour le patient), et diminue considérablement le temps de traitement par rapport aux algorithmes traditionnels. Un avantage majeur est sa capacité à fonctionner avec une seule image contenant le contraste, simplifiant le processus d’imagerie et réduisant l’exposition aux rayons X. Les chercheurs soulignent que leur algorithme est plus rapide que les méthodes étrangères existantes (comme celles basées sur RPCA ou MAMR) et représente une étape importante dans la localisation de technologies avancées de traitement d’image médicale en Iran.
Cependant, l’intégration pratique dans les systèmes cliniques reste un défi, car la plupart des équipements d’angiographie sont importés et difficiles à modifier. Actuellement, le logiciel peut servir d’outil d’aide au diagnostic complémentaire pour les médecins. Le projet a déjà donné lieu à deux publications scientifiques, dont une dans une revue internationale de rang Q1.