L’Iran, Pionnier Mondial d’une Thérapie Anticancéreuse Électrostatique Révolutionnaire

Le professeur Mohammad Abdolahad, un scientifique iranien de 40 ans lauréat du prestigieux prix Mustafa en 2019, affirme que l’Iran est un leader mondial dans une technologie de lutte contre le cancer connue sous le nom de thérapie électrostatique (ou électrochimothérapie). Ce chercheur, à la formation unique en ingénierie électronique et en médecine, a développé une approche interdisciplinaire pour traiter les tumeurs. Sa méthode consiste à utiliser des champs électriques pour cibler et détruire sélectivement les cellules cancéreuses, une innovation qu’il présente comme plus précise et moins invasive que les traitements conventionnels. Selon lui, l’Iran a été le premier pays à introduire ce concept de « traitement électrostatique » à l’échelle internationale, s’appuyant sur plus de cinq ans de recherche fondamentale et clinique.
Le parcours du Pr Abdolahad illustre les défis et les opportunités de la recherche interdisciplinaire de pointe. Ingénieur en électronique de formation, il a dû consacrer plus de trois ans à maîtriser les sciences médicales fondamentales pour pouvoir communiquer efficacement avec la communauté des oncologues et faire accepter ses idées novatrices. Son travail ne s’est pas arrêté à la publication d’articles dans des revues prestigieuses comme Nature ; il a persévéré pour transformer ses découvertes en dispositifs médicaux concrets, tels que les systèmes CDP, ITDS et ECT. Une leçon clé de son parcours a été l’importance de la réduction des coûts pour garantir que ces technologies de pointe restent accessibles et abordables pour le grand public, une philosophie qui contraste avec le coût prohibitif de nombreux traitements anticancéreux modernes.
Au-delà de l’innovation technologique, le succès de cette thérapie repose sur un changement de paradigme dans la prise en charge du cancer. Le Pr Abdolahad critique les approches qui, selon lui, aggravent involontairement la maladie, comme celles qui créent une hypoxie (manque d’oxygène) dans la tumeur ou qui activent les protéines de choc thermique. Sa méthode vise à éviter ces écueils. Après avoir surmonté les scepticismes initiaux, ses technologies sont désormais déployées dans certains des centres de traitement du cancer les plus réputés d’Iran, comme l’Institut du Cancer et l’Hôpital Rasoul Akram. Il rapporte avoir traité avec succès entre 1 500 et 1 600 patients, démontrant que la persévérance scientifique peut transformer une idée novatrice en une réalité thérapeutique qui améliore la qualité de vie des patients, même dans les cas de cancer avancé.