L’Iran menace de cibler les bases ayant permis l’attaque américaine et accuse le Koweït et Bahreïn

Le ministère iranien des Affaires étrangères a publié une déclaration condamnant fermement les actes agressifs de l’armée américaine pendant la nuit. Ces actes comprenaient l’attaque contre un pétrolier iranien dans le détroit d’Ormuz et une frappe contre un pylône de télécommunications sur l’île de Qeshm, lancées depuis deux pays de la région. Téhéran considère ces actions comme une violation de l’accord de cessez-le-feu du 19 Farvardin (8 avril), ainsi qu’une violation flagrante de l’article 2(4) de la Charte des Nations Unies (interdiction du recours à la force).
Le ministère a spécifiquement souligné la responsabilité directe des dirigeants du Koweït et de Bahreïn dans ces actes, car ces pays ont permis à l’agresseur d’utiliser leur territoire, leurs eaux territoriales, leur espace aérien ou leurs installations pour mener ou soutenir l’agression militaire contre l’Iran. Selon la résolution 3314 de l’Assemblée générale des Nations Unies, un tel comportement équivaut à la commission d’un acte d’agression.
L’Iran a averti qu’il utiliserait toutes ses capacités, y compris en ciblant la source et l’origine des attaques (c’est-à-dire les bases et installations dans les pays hôtes), pour faire valoir son droit inhérent à la légitime défense afin de protéger son intégrité territoriale et sa souveraineté nationale. La responsabilité des conséquences incombe aux agresseurs américano-sionistes ainsi qu’à tous ceux qui leur ont fourni un territoire et des moyens pour commettre ces actes.