L’Iran joue sa carte à l’UIT pour réguler l’arrivée des constellations de satellites

L’Institut de recherche iranien des communications et des technologies de l’information a présenté son deuxième document de contribution technique lors de la 35e réunion du groupe de travail 4C de l’Union internationale des télécommunications (UIT) à Genève, en Suisse. Cette réunion, qui se tient du 22 avril au 2 mai 2026, réunit plus de 600 représentants de pays, d’organisations et d’entreprises du secteur des radiocommunications.

Le document, intitulé « Étude des scénarios d’interférence radio entre un système DC-MSS-IMT et les réseaux terrestres IMT », présente les positions et découvertes techniques de l’Iran concernant la gestion des interférences pour les systèmes de communication directe satellite-téléphone mobile. Cette technologie, qui élimine la frontière entre les réseaux spatiaux et terrestres, utilise une partie du spectre des fréquences des réseaux mobiles existants (bande 694-2700 MHz).

L’étude iranienne évalue les interférences potentielles entre les futures constellations de milliers de satellites et les réseaux 4G, 5G et les générations futures de communications mobiles. La présentation a suscité un vif intérêt et de nombreuses questions parmi les experts internationaux.

Cette contribution est le fruit d’un projet de recherche commandé par l’Organisation iranienne de régulation des communications entre l’institut et l’autorité de régulation. Le document défend les droits des opérateurs nationaux iraniens contre la fourniture directe de services satellite aux utilisateurs finaux, afin de prévenir d’éventuelles perturbations dans les réseaux de communication iraniens avant le déploiement à grande échelle des constellations satellitaires.

L’Iran insiste sur l’importance d’une participation active dans les forums de l’UIT pour protéger la priorité d’accès aux fréquences, garantir une coordination interférences adéquate et défendre les droits souverains en matière de régulation transfrontalière. L’absence de position active exclurait le pays du processus d’élaboration des futures spécifications techniques et réglementations mondiales.

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