L’Institut Pasteur dévasté, mais le système de santé tient bon

Le ministre iranien de la Santé, Mohammad Reza Zafarqandi, a annoncé que l’Institut Pasteur d’Iran a subi des dommages estimés à 3 000 milliards de tomans (environ 60 millions de dollars) lors des récentes hostilités, touchant ses équipements, ses bâtiments et ses laboratoires. Il a souligné que cet institut, reconnu internationalement pour sa production de vaccins et sa recherche scientifique, a été délibérément ciblé, révélant selon lui l’inhumanité et l’intensité de l’agression envers les centres universitaires et de recherche iraniens.
Malgré ces destructions, le ministre a assuré que le système de santé reste pleinement opérationnel. Grâce à une organisation préalable, les services ont pu être maintenus en transférant le personnel et les équipements de l’Institut Pasteur vers des universités et centres désignés. Au total, les bombardements ont endommagé 219 centres de santé, 51 hôpitaux et établissements de soins, ainsi que 47 ambulances.
Interrogé sur la capacité du système de santé à faire face à d’éventuels nouveaux conflits, Zafarqandi a répondu que le système était parfaitement préparé, fort de l’expérience de trois périodes de guerre et d’autres crises comme les séismes. Il a affirmé que des instructions scientifiques et une coordination entre le ministère et les universités des sciences médicales existent, régulièrement testées lors d’exercices de simulation. Selon lui, même en cas d’afflux massif de blessés, leur prise en charge et les interventions chirurgicales nécessaires pourraient être assurées dans les 24 heures.