Le Premier Jour : naissance intérieure au cœur de la calligraphie contemporaine

L’exposition « Le Premier Jour », présentant les œuvres d’Asieh Marvi, artiste calligraphe contemporaine, est actuellement visible à Machhad. Cette exposition se veut une invitation au silence, à la contemplation et au retour à soi.
Dans les œuvres de cette collection, la calligraphie et la poésie ne sont pas destinées à être lues, mais à être ressenties, offrant au public une expérience émotionnelle, intuitive et poétique.
À ce sujet, Asieh Marvi déclare : « L’exposition Le Premier Jour est née d’une période de transformation intérieure ; une période durant laquelle des années d’étude de la mystique et de la littérature, associées à mes expériences personnelles, m’ont conduite à créer des œuvres qui doivent davantage être ressenties que regardées. J’ai senti que le moment était venu de partager ce chemin paisible mais profond avec le public ; un chemin où la calligraphie, la poésie et le silence sont devenus le langage de mon expression intérieure. L’organisation de cette exposition représente pour moi une forme de nouveau départ, une invitation à la pause, à la réflexion et au retour vers soi. »
Concernant le choix du titre de l’exposition, elle explique : « Le titre Le Premier Jour est pour moi une métaphore du commencement : le début de la transformation de l’être humain, le début d’une compréhension nouvelle du monde et le début d’une réconciliation avec soi-même. Par ailleurs, l’exposition a été inaugurée le premier jour de l’hiver, une saison qui, en apparence, est froide et silencieuse, mais qui porte en elle les germes d’une renaissance. Cette coïncidence revêtait pour moi une signification particulière, car le premier jour marque à la fois le début de l’hiver et celui d’une transformation intérieure. »
Évoquant le thème des œuvres de la collection, cette artiste calligraphe ajoute : « Le concept central de cette série est le lien entre le mot et l’âme. J’ai cherché à libérer le mot de ses significations conventionnelles et à le transformer en une expérience émotionnelle, intuitive et apaisante. Au total, vingt-trois œuvres sont présentées dans l’exposition, chacune semblable à une page de mon carnet intérieur, racontant une partie de ce récit calme et poétique. »
À propos des techniques et du style employés dans cette collection, Marvi précise : « Dans cette série, j’ai revisité la calligraphie à travers une approche contemporaine et minimaliste, tout en préservant ses racines et sa tradition. Certaines œuvres s’inspirent de structures traditionnelles, tandis que d’autres reposent sur des formes géométriques et des rythmes intérieurs ; une géométrie qui, dans l’art iranien, a toujours été porteuse de sens. »
Enfin, évoquant la place de la calligraphie et de la peinture-calligraphie dans la société contemporaine, elle conclut : « Aujourd’hui, la calligraphie et la peinture-calligraphie traversent une phase de redéfinition. Cet art possède des racines profondes dans notre culture, mais les artistes de la nouvelle génération s’efforcent de le faire sortir des cadres traditionnels afin de le rapprocher du langage d’aujourd’hui. Cette transition constitue à la fois une opportunité de mondialisation de cet art et une responsabilité : celle d’en préserver l’esprit et l’authenticité. »