Ali-Mohammad Sheikhi, peintre et figure de l’art visuel, s’éteint à jamais

Le peintre émérite Ali-Mohammad Sheikhi est décédé ce dimanche 3 mai, emporté par la maladie.
Ali-Mohammad Sheikhi souffrait depuis plusieurs mois d’une affection pulmonaire et avait été hospitalisé une semaine auparavant.
Le moment et le lieu des funéraillesde cet artiste seront communiqués ultérieurement.
Ali-Mohammad Sheikhi, formé dans la même génération que Habibollah Sadeghi, Hossein Khosrojerdi et Kazem Chelipa, a fréquenté l’École des arts visuels dans les années 1970 (équivalent des années cinquante du calendrier iranien).
Par la suite, il a rejoint, au sein du Centre pour le développement artistique (Hozeye Honari), le groupe des « artistes visuels de la révolution », fondé avec ses camarades.
Il a poursuivi et achevé ses études au niveau de la licence en peinture à la Faculté des beaux-arts de l’Université de Téhéran.
Au cours de ses années d’activité artistique, il a obtenu un certificat de deuxième degré artistique, équivalent à un niveau de master, dans la discipline de la peinture, délivré par le ministère de la Culture et de l’Orientation islamique.
Il était profondément inspiré par la peinture abstraite et, à certains égards, s’était nourri de l’expérience d’artistes confirmés.
Le spectateur se sent entraîné par le regard de l’artiste, guidé vers divers points de vue et des angles cachés de sa pensée.
Après avoir contemplé ses œuvres, l’on éprouve l’impression d’avoir accompli un long voyage au cœur du monde de l’imaginaire.
En s’appuyant sur les traditions du passé dans la peinture religieuse et épique iranienne, ainsi que sur la peinture contemporaine mondiale, Sheikhi cherchait à élaborer une méthode personnelle, intégrant des perspectives variées.
Sa dernière création a été un tableau conceptuel dédié au « Guide martyr », réalisé lors d’un atelier de trois jours consacré à ce thème.