La centralisation freine le commerce frontalier, les provinces appellent à plus d’autonomie

L’économie iranienne, sous le double impact des sanctions et des tensions régionales, trouve un nouveau « goulot d’étranglement » dans la centralisation excessive des décisions en matière de commerce extérieur, qui freine l’utilisation des capacités des provinces frontalières. La province du Khorasan du Nord, qui partage une frontière avec le Turkménistan, pourrait être une porte d’entrée majeure pour les échanges avec l’Asie centrale, mais cette opportunité reste largement inexploitée.

Abbas Kazemi, président de la Chambre de commerce de la province, souligne que dans le contexte actuel de « guerre économique complexe », le temps est devenu un facteur stratégique. Les procédures administratives longues et centralisées à Téhéran entraînent des retards, des coûts supplémentaires et une perte de compétitivité pour les entreprises locales, qui pourraient être évités par une plus grande autonomie des provinces.

Pour remédier à cette situation, la Chambre de commerce du Khorasan du Nord a mis en place des programmes de formation spécialisés, comme l’atelier « Cycle d’importation de marchandises », visant à former les acteurs économiques locaux aux dernières procédures douanières et réglementaires. L’objectif est de transformer le secteur privé, traditionnellement passif, en un acteur actif, intelligent et efficace.

Kazemi insiste sur la nécessité de trois éléments indissociables pour améliorer l’efficacité économique : la formation, la facilitation des processus et le transfert de compétences aux provinces. Sans autonomie locale, les provinces frontalières ne pourront pas jouer pleinement leur rôle de « soupapes économiques » et de points d’entrée stratégiques pour les biens essentiels, laissant le pays vulnérable aux chocs externes.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *