Journée nationale du golfe Persique: cœur battant de l’histoire et de la fierté iraniennes

Le 30 avril rappelle le moment où l’histoire, l’identité et la souveraineté se sont rejointes en un seul point.
Le 30 avril commémore l’un des tournants majeurs de l’histoire nationale et maritime de l’Iran : le jour où, à la suite d’un processus politico‑militaire décisif en l’an 1622, plus d’un siècle de présence portugaise sur les côtes méridionales de l’Iran prit fin, et le nom du « Golfe Persique » retrouva toute sa force historique et identitaire. Ce récit commence à Hormuz et s’étend jusqu’au détroit d’Hormuz et à l’ensemble de cette voie maritime stratégique mondiale.
Le nom « Golfe Persique » est un concept profondément enraciné dans l’histoire écrite du monde. Des historiens grecs tels qu’Hérodote, Xénophon et Strabon mentionnent cette étendue d’eau sous les appellations de « Pars » ou « Parse ». Dans les textes grecs, l’expression Persicus Sinus qui signifie « Golfe Persique » est utilisée, témoignant de la place de ce nom dans la mémoire géographique et historique universelle.
Cette continuité dans la dénomination a également une portée identitaire, car elle reflète le lien entre la terre, la culture et la souveraineté. Le Golfe Persique a, au fil des siècles, constitué une partie intégrante du patrimoine civilisationnel iranien.
Le Golfe Persique abrite un ensemble de richesses culturelles, économiques et environnementales : des ports historiques et des routes commerciales aux cultures locales et à la diversité biologique, tous forment un héritage précieux.
Le 30 avril rappelle l’instant où l’histoire, l’identité et la souveraineté se sont unies. Le départ des Portugais des côtes méridionales de l’Iran en 1622 symbolise le retour de la puissance nationale sur l’une des voies maritimes les plus importantes du monde.
Aujourd’hui, dans un monde où les récits et les noms sont parfois sujets à controverse, la célébration de cette journée revêt une importance particulière. Le Golfe Persique, fort de son héritage historique, demeure un nom inscrit dans la mémoire du monde, et sa pérennité exige une narration rigoureuse, une prise de conscience collective et une protection culturelle constante.