Contre les allégations américaines, l’Iran prouve par satellite qu’il peut encore produire du pétrole pendant des semaines

Des analystes américains et le président américain lui-même ont récemment affirmé que l’Iran ne pourrait continuer à produire du pétrole que pendant 13 jours, puis seulement 3 jours. La publication iranienne Tasnim rejette ces allégations comme dénuées de fondement, invoquant des preuves par imagerie satellitaire et la capacité de stockage iranienne.
Selon ces données, les réservoirs de pétrole iraniens sont en moyenne remplis à environ 50 % de leur capacité (celle à toit flottant), les réservoirs à toit fixe n’étant même pas mesurables. Par ailleurs, l’Iran possède l’une des plus grandes flottes de pétroliers au monde. Des images satellitaires récentes montrent 17 pétroliers près de l’île de Kharg, représentant une capacité de stockage supplémentaire de 5 à 8 millions de barils, tandis que la capacité totale de stockage flottant est évaluée à 32 millions de barils. Le nombre précis de pétroliers fantômes coopérant avec l’Iran (changeant souvent de pavillon) reste inconnu.
En 2022, en raison des sanctions et du Covid, l’Iran avait déjà atteint 85 % de sa capacité de stockage avec 120 millions de barils en mer, mais avait continué à produire. L’article conclut que même en supposant que les exportations maritimes soient nulles (or, selon TankerTrackers, l’Iran a exporté 4,6 millions de barils hier), le pays pourrait encore poursuivre sa production actuelle pendant plus d’un mois.
Enfin, les pétroliers peuvent utiliser les droits de transit inoffensif à travers les eaux territoriales de pays côtiers comme le Pakistan ou l’Inde pour transborder leur cargaison sans entrer dans les eaux internationales, contournant ainsi certaines restrictions.