À la mémoire de Sohrâb Sépéhri, l’âme lumineuse de la poésie persane

Le 22 avril, nous commémorons la mort de Sohrâb Sépéhri, poète et peintre iranien dont la voix demeure étrangement proche, malgré les années. Né à Kachan, il a su transformer le désert, les arbres et l’eau en un langage intérieur, silencieux et lumineux. Ses poèmes ne cherchent pas à expliquer le monde, mais à l’écouter, comme on écoute le vent dans les branches ou le pas d’un voyageur nocturne.

Chez Sépéhri, la simplicité cache une profondeur rare. Ses vers invitent à dépouiller le regard de ses habitudes, à redécouvrir la pureté d’un puits, la présence d’un jardin, la fraternité d’une goutte de pluie. Il parlait d’innocence sans naïveté, de spiritualité sans dogme, d’amour sans emphase. Son art est une marche lente vers une source intérieure.

En ce jour de commémoration, nous rendons hommage à son œuvre autant qu’à sa manière d’être au monde. Sépéhri nous rappelle qu’il faut s’arrêter au bord de la lumière et réapprendre à voir. Sa poésie demeure un appel doux et obstiné à la simplicité, à la bonté et à l’émerveillement.

Au cours de sa vie littéraire féconde, il a offert au monde de la littérature persane de grands recueils poétiques tels que Les Pas de l’eau, L’Espace vert, Le Voyageur, La Mort des couleurs, Les Décombres du soleil, et bien d’autres encore.

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