Universités sous attaque : l’Iran saisit l’ONU et dénonce une violation grave du droit international

L’ambassadeur et représentant permanent de la République islamique d’Iran auprès des Nations unies, Amir Saeed Iravani, signale dans une lettre adressée au secrétaire général et au Conseil de sécurité une série d’attaques ayant visé des infrastructures universitaires en Iran. Selon lui, ces actions s’inscrivent dans une continuité de frappes qui auraient déjà touché d’autres sites civils au cours des jours précédents. Le diplomate affirme que le ciblage intentionnel d’institutions académiques constitue une violation grave du droit international humanitaire et doit être considéré comme un crime de guerre.
La lettre fait d’abord référence à l’attaque du 6 avril 2026 contre l’Université Sharif de technologie à Téhéran, dont plusieurs départements et centres de recherche auraient été fortement endommagés. Les installations mentionnées incluent la faculté de génie civil, le groupe de philosophie des sciences, les instituts de recherche en nanotechnologie et en environnement, le bâtiment des recherches convergentes ainsi que la faculté de génie électrique. L’ambassadeur présente cet incident comme une continuation directe d’une attaque précédente, datée du 3 avril 2026, ayant selon lui endommagé certaines infrastructures de l’Université Shahid Beheshti, notamment le centre de recherche en laser et plasma.
Iravani argumente que ces attaques relèvent d’une politique systématique visant des infrastructures strictement civiles, ce qui, dans son interprétation du droit international, constitue un acte grave nécessitant l’attention immédiate de la communauté internationale. Il affirme également que cette situation représenterait une menace pour la paix et la sécurité internationales, et appelle à une réaction ferme de la part du secrétaire général de l’ONU ainsi que du Conseil de sécurité.
Le représentant iranien demande officiellement que ces actions soient condamnées et que des mesures concrètes soient prises afin d’empêcher la répétition de telles attaques. Il insiste également pour que les responsables, à tous les niveaux, soient tenus comptables de leurs actes conformément au droit international. Enfin, il sollicite que sa lettre soit enregistrée comme document officiel du Conseil de sécurité et distribuée à tous ses membres.