Un regard inédit sur le destin de l’Imam al-Jawâd (a) à travers la fiction historique

À l’occasion de la naissance de l’Imam Mohammad al-Jawâd (paix sur lui), le roman Une grappe de raisins rouges, écrit par Fatemeh Soleimani, a été publié par les éditions Behnashr. Ce roman retrace la vie du neuvième Imam des chiites à travers le regard d’Umm al-Fadl, épouse de l’Imam et fille du calife abbasside al-Ma’mûn. Dans le faste du palais abbasside, tiraillée entre la peur et le doute, elle se trouve confrontée à un choix décisif, un choix qui la place face au dilemme du bien et du mal.
Une grappe de raisins rouges, par une prose poétique et une imagination empreinte de foi, ne se limite pas à décrire la vie et la personnalité de l’Imam al-Jawâd (paix sur lui), mais propose également une réflexion sur l’histoire de l’islam et une représentation de deux califes abbassides.
Dans cette œuvre, l’auteure a choisi Umm al-Fadl comme narratrice du récit et a cherché à offrir un regard inédit sur son rôle au sein de la cour abbasside. Umm al-Fadl est un personnage complexe : tout en étant dominée par la peur et l’incapacité de choisir entre le bien et le mal, elle livre des points de vue saisissants sur la vie de l’Imam al-Jawâd (paix sur lui) et sur l’histoire de cette époque.
Fatemeh Soleimani, auteure de ce roman, est reconnue dans le domaine de la littérature religieuse et historique. Elle a déjà publié de nombreuses œuvres dans divers genres littéraires. Dans Une grappe de raisins rouges, elle a su, en s’appuyant sur des sources fiables de l’histoire de l’islam et grâce à une prose élégante et précise, raconter la vie de l’Imam al-Jawâd (paix sur lui) sous un angle inédit.
Extrait du livre :
J’étais comme une personne frappée par la foudre, plongée dans la stupeur : la fille du calife abbasside, épouse du guide des Alides ! Quelle union heureuse et bénie ! Quiconque l’apprenait poussait un soupir du fond de la poitrine en disant : « Hélas, quelle cruelle ironie du destin ! La fille du calife, élevée dans le palais, doit, sur ordre de son père, renoncer à la richesse et à la splendeur paternelles. »
Ces gens ignorants ne voyaient que les petites fosses sur leur chemin, et toute leur vie se déroulait dans la crainte et l’angoisse de ces mêmes fosses. Ils ne comprenaient pas que, parfois, il faut accepter de petites souffrances. Il faut accepter de petites souffrances pour se préparer aux grands jours.