Riziculture en Mazandaran : entre modernisation agricole et défis économiques pour les producteurs iraniens

Les responsables du ministère de l’Agriculture et du gouvernement provincial soulignent que tous les efforts sont déployés pour garantir la disponibilité des intrants agricoles — semences, engrais et matériel — afin d’éviter toute pénurie pendant la période de culture. L’objectif annoncé est de permettre aux agriculteurs de poursuivre leurs activités sans interruption et dans de bonnes conditions.

Dans ses déclarations, Ebrahim Toulayi, vice-gouverneur de Mazandaran, insiste sur la place centrale de la riziculture dans l’économie régionale. Il rappelle que le riz constitue l’un des principaux produits emblématiques de la province et fait partie intégrante de son identité économique. Les programmes de soutien du gouvernement se concentrent sur plusieurs axes : la fourniture de semences et d’intrants, la formation technique, l’assistance pendant les phases de culture et de récolte, ainsi que la réduction des coûts de production. Ces initiatives visent à accroître la productivité et la rentabilité du secteur agricole tout en maintenant la motivation des producteurs.

Le président de l’organisation provinciale de l’agriculture, Asadollah Teymouri, précise que 70 à 74 % des cultures de riz dans la région sont désormais réalisées de manière mécanisée. Cette évolution technologique a permis de réduire la dépendance à la main-d’œuvre, de mieux exploiter les ressources en eau et d’améliorer l’efficacité globale des exploitations agricoles. Il souligne également que les bonnes conditions hydriques et les précipitations récentes permettront d’atteindre cette année un objectif de plus de 220 000 hectares de surfaces cultivées.

Selon les prévisions, Mazandaran reste la première région productrice de riz blanc en Iran, avec une production annuelle d’environ 950 000 tonnes, jouant un rôle clé dans la sécurité alimentaire nationale. Cependant, malgré ces avancées, le texte évoque aussi les inquiétudes persistantes des agriculteurs concernant le coût des intrants, les fluctuations du marché et l’incertitude économique qui continue de peser sur leurs revenus. À l’aube de la récolte, la province vit ainsi une saison marquée à la fois par l’espoir et l’inquiétude.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *