Pourquoi l’Iran a restreint Internet : Une guerre cybernétique pour paralyser le pays

La raison pour laquelle l’accès à Internet a été restreint en Iran lors du conflit de février 2026, expliquant qu’il ne s’agissait pas d’une mesure arbitraire mais d’une réponse à des attaques cybernétiques massives et coordonnées. Selon le rapport, dès le début de l’opération militaire qualifiée de « Colère épique » le 28 février, les infrastructures Internet iraniennes ont été prises pour cible dans une guerre hybride combinant frappes physiques et cyberattaques visant à paralyser la vie du pays.
L’article décrit la transformation de la nature des conflits : on est passé de la guerre conventionnelle à une guerre cognitive et cybernétique. L’objectif n’est plus seulement la défaite militaire mais la « domination de la perception » : détruire la confiance du public dans les institutions, créer des divisions et affaiblir la volonté nationale pour provoquer un effondrement de l’intérieur. Dans ce cadre, les cyberattaques ne sont plus des opérations de soutien mais des composantes à part entière de l’agression.
Des exemples concrets sont cités : des applications populaires comme le calendrier Bad-Saba (plus de 5 millions d’installations) ont été piratées pour envoyer des messages de propagande appelant au renversement du régime. Le système bancaire a été visé pour tenter de bloquer le paiement des salaires des forces armées et des fonctionnaires. L’article souligne également l’utilisation de l’intelligence artificielle et des deepfakes pour créer une désinformation massive, utilisant des vidéos générées par IA ou issues de jeux vidéo pour simuler des destructions qui n’ont jamais eu lieu.
Face à cette menace, l’article justifie les restrictions d’accès à Internet comme une nécessité défensive. En temps de guerre, les plateformes internationales deviennent des « corridors militaires » pour l’ennemi, non pas pour transporter des soldats mais pour diffuser la terreur, coordonner les émeutes et manipuler la réalité. L’expérience d’autres pays et les rapports des agences internationales de cybersécurité démontreraient que le maintien du réseau national et la limitation intelligente de l’accès aux plateformes étrangères constituent une obligation pour préserver la sécurité psychologique et physique de la société.