Plus de 4 500 universitaires iraniens prêtent allégeance au nouveau guide de la Révolution islamique

Plus de 4 500 professeurs d’université et figures intellectuelles iraniennes ont signé un texte intitulé « Pacte historique des universitaires avec le troisième guide de la Révolution islamique », scellant leur allégeance à l’ayatollah Seyed Mojtaba Khamenei, successeur du défunt guide, l’ayatollah Ali Khamenei.

Cette initiative intervient dans un moment décrit comme historique et décisif pour l’Iran, qui, selon le texte, « entre dans une nouvelle ère de son destin révolutionnaire après avoir surmonté des épreuves majeures ».

Le texte insiste sur la fusion entre la connaissance scientifique (“le savoir”) et la fidélité religieuse (“la loyauté au guide”).

Il présente la communauté universitaire comme un pilier de la défense intellectuelle et spirituelle du régime, transmettant un message clair au monde : dans la République islamique, les universités demeurent « des bastions de rationalité révolutionnaire ».

Cette déclaration est conçue comme un manifeste de loyauté : les signataires proclament leur engagement envers Dieu, la doctrine du “velayat-e‑faqih” (gouvernement du juriste‑théologien) et la protection de l’indépendance nationale.

Elle se veut supra‑politique, se présentant à la fois comme acte de foi et déclaration d’unité scientifique et idéologique.

Les universitaires rendent aussi hommage à l’ayatollah Ali Khamenei, qualifié de « guide martyr et bâtisseur de civilisation », et promettent de préserver son héritage intellectuel dans toutes les institutions académiques.

Ils affirment leur volonté de poursuivre l’œuvre de modernisation et de progrès scientifique amorcée sous sa direction, considérant que la direction spirituelle de Seyed Mojtaba Khamenei garantira la continuité du développement scientifique et la sauvegarde de l’indépendance de la nation iranienne.

Ce pacte collectif s’inscrit dans une logique de légitimation du nouveau leadership religieux au sein de la société iranienne, notamment dans les milieux intellectuels et scientifiques.

En associant la notion de science à celle de foi révolutionnaire, les signataires redéfinissent la mission de l’université non seulement comme centre de recherche, mais aussi comme instrument de résistance morale et culturelle face aux “attaques médiatiques et idéologiques” venues de l’extérieur.

Il s’agit donc d’une affirmation de cohésion interne et de souveraineté intellectuelle, symboliquement présentée comme un engagement vers une « civilisation islamique renouvelée ».

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