L’UNESCO alertée après les attaques contre les universités et centres scientifiques

Le secrétaire général de la Commission nationale iranienne pour l’UNESCO, Hassan Fartousi, a expliqué que les universités et les infrastructures scientifiques du pays avaient subi de lourds dommages depuis le début du conflit. Selon lui, les attaques ont touché plusieurs provinces, notamment l’Azerbaïdjan occidental, Ispahan, Ilam, Bouchehr, le Khouzestan, le Sistan‑et‑Baloutchistan, Téhéran et Hamadan. Il a souligné que les dégâts ne se limitaient pas aux bâtiments universitaires : des dortoirs étudiants ainsi que des laboratoires et centres de recherche ont également été visés, ce qui rend leur reconstruction particulièrement difficile.
Fartousi a déclaré que la Commission nationale de l’UNESCO en Iran avait transmis à l’UNESCO, de manière détaillée, l’ensemble des destructions constatées. Il a ajouté que des efforts avaient été menés pour médiatiser la situation auprès des instances scientifiques internationales. À la suite de ces informations, l’UNESCO aurait publié une déclaration condamnant les attaques contre les universités et appelant les différentes parties à la retenue afin de protéger les centres d’enseignement et de recherche.
Le responsable a également évoqué le rôle que devraient jouer les universitaires en période de conflit. Selon lui, les enseignants et chercheurs savent que la meilleure action possible consiste à utiliser leurs réseaux scientifiques pour rendre visibles les attaques contre les infrastructures académiques. Il a insisté sur le fait que les membres du corps professoral, qu’ils aient étudié ou enseigné à l’étranger ou élargi leurs contacts lors de conférences internationales, disposent de réseaux précieux pour diffuser l’information.
Fartousi a conclu en affirmant que cette mobilisation via les réseaux scientifiques et professionnels permettrait de sensibiliser l’opinion publique mondiale ainsi que les institutions académiques internationales, contribuant ainsi à accroître la visibilité du sujet et à renforcer la pression pour la protection des établissements d’enseignement.