L’Iran saisit l’UNESCO pour défendre ses écoles fermées aux Émirats arabes unis

Le ministre iranien de l’Éducation, Alireza Kazemi, a adressé une lettre officielle à Khaled El-Enany, directeur général de l’UNESCO, pour protester contre la suspension des écoles iraniennes aux Émirats arabes unis. Cette décision, émanant de l’Autorité pour le développement du savoir et des ressources humaines de Dubaï, concerne l’ensemble des établissements gérés par la République islamique, et prend effet à partir du 16 mars 2026.
Selon Kazemi, cette suspension serait intervenue à la suite des récentes attaques militaires américaines et israéliennes contre l’Iran, et aurait des conséquences dramatiques sur plus de 2 500 élèves iraniens inscrits dans les différents établissements du pays hôte. Malgré les démarches diplomatiques du consulat général d’Iran à Dubaï, la décision demeure inchangée.
Le ministre déplore le caractère soudain et arbitraire de la mesure, prise alors que sept mois de l’année scolaire se sont déjà écoulés. Cette interruption met en péril non seulement la continuité pédagogique, mais aussi la stabilité psychologique des élèves, dont beaucoup ne maîtrisent ni l’arabe ni l’anglais, rendant leur transfert vers d’autres écoles particulièrement difficile.
Kazemi souligne également que le système éducatif local n’a pas la capacité d’absorber un afflux aussi massif d’élèves à court terme, laissant des centaines de familles dans une situation d’urgence éducative. Il appelle donc l’UNESCO à faire pression sur les autorités des Émirats pour que la fermeture soit réexaminée et que le droit fondamental à l’éducation, consacré par les conventions internationales, soit respecté.
En conclusion, la lettre présente la crise comme une menace directe contre la mission universelle de l’UNESCO, à savoir la promotion de la paix et du développement par l’éducation. L’Iran demande ainsi à l’organisation d’user de son autorité morale et institutionnelle pour assurer la protection du droit à l’apprentissage des enfants affectés par cette décision, dans un contexte de tension géopolitique accrue.