L’Iran exporte son savoir-faire : une table de dissection virtuelle made in Iran séduit 80 universités

Une entreprise iranienne de haute technologie, « Rayan Teb Pishgaman Parmis », a développé et commercialise avec succès une table de dissection virtuelle destinée à l’enseignement de l’anatomie dans les facultés de médecine. Selon son directeur technique, Mohammad Rahmani, cet équipement remplace complètement les moulages anatomiques (moulages) traditionnels et sert de complément précieux à l’utilisation de cadavres pour approfondir et améliorer la qualité de l’apprentissage, tout en permettant aux universités de réaliser des économies.
Le produit, entièrement conçu et programmé en Iran depuis 2013, combine un matériel et un logiciel propriétaires. Il propose une simulation informatique complète du corps humain en 3D, où chaque organe peut être isolé et étudié individuellement. Les modèles sont liés à des ouvrages de référence pour un accès immédiat à des informations détaillées, offrant des possibilités qui dépassent celles d’un moulage physique, comme l’impression 3D des modèles. Pour pallier le manque de cadavres dans certains établissements, l’entreprise a intégré des vidéos professionnelles de dissection réelle réalisées en collaboration avec l’Université des sciences médicales de Tabriz. La plateforme inclut également des fonctionnalités d’évaluation et d’enseignement à distance.
Fort de son brevet, de sa marque déposée et de certifications européennes, ce produit connaît un important succès commercial. Il équipe déjà près de toutes les universités des sciences médicales en Iran et a été exporté vers des établissements au Pakistan, en Arménie, en Turquie et en Azerbaïdjan, portant le total à 80 universités équipées dans et hors d’Iran. L’entreprise, basée dans le parc scientifique et technologique de l’Université de Tabriz, a bénéficié du soutien du Vice-président pour la science et la technologie, notamment via des subventions à l’achat dans le cadre de l’exposition « Iran-Sakht » (Fabriqué en Iran), bien que le niveau de soutien ait dû être ajusté en raison de la forte demande et des contraintes budgétaires.