L’Iran étend son soutien financier à l’achat d’équipements de génétique de pointe « fabriqués en Iran »

Dans le cadre de l’exposition « Iran-made » (Iran-Sakht), la Vice-présidence pour la science et la technologie a annoncé une extension significative de son soutien aux centres de recherche. Les acheteurs d’équipements de pointe, notamment dans le domaine de la génétique et des biotechnologies, pourront bénéficier de subventions et de remises spéciales comprises entre 10 % et 45 %, selon le niveau de technologie des produits (classés de 1 à 4). Cette initiative vise à équiper les laboratoires et centres de recherche nationaux avec des technologies de pointe produites localement.
Lors de cet événement, une entreprise de haute technologie iranienne, active depuis 35 ans dans la production d’équipements de laboratoire, a présenté sa gamme de produits. Parmi ceux-ci, l’appareil phare est un système de documentation de gel (Gel Documentation) certifié « haute technologie ». Cet équipement, utilisé dans les domaines de la biologie moléculaire et de la génétique, se distingue par plusieurs innovations :
– Intégration d’un mini-PC interne, éliminant le besoin d’un ordinateur externe.
– Écran tactile de 13,3 pouces avec possibilité de connexion à une souris.
– Logiciel propriétaire permettant de régler les paramètres de la caméra, d’annoter des images et de les stocker directement.
– Capacité de transfert de données sans fil via Wi-Fi.
– Utilisation de la technologie UV-LED pour un éclairage plus uniforme et une durée de vie prolongée.
Selon Romisa Saidi, responsable commerciale de l’entreprise, ce dispositif est compétitif par rapport aux modèles étrangers et cible les laboratoires, hôpitaux et universités actifs dans les domaines de la biologie cellulaire, moléculaire et génétique. Le prix actuel de l’appareil est d’environ 330 millions de tomans (environ 6 500 euros), et les acheteurs présents à l’exposition peuvent bénéficier d’une remise de 10 %.
Cependant, l’entreprise soulève également des défis, notamment les difficultés d’importation de composants due aux sanctions, ce qui a renforcé sa stratégie de production locale et de R&D. De plus, la réduction des budgets des centres de recherche publics complique l’acquisition d’équipements, malgré les subventions proposées.
Cette initiative s’inscrit dans une politique plus large d’autonomie technologique et de soutien à l’industrie nationale, visant à réduire la dépendance aux importations tout en modernisant les infrastructures de recherche iraniennes.