L’Iran et la Russie : vers une nouvelle ère nucléaire

Mohammad Eslami, vice-président iranien et directeur de l’Organisation de l’énergie atomique d’Iran, a annoncé que le site de la centrale nucléaire « Iran Hormoz » dans la province d’Hormozgan entrera prochainement en phase de conception et d’équipement. Cette centrale aura une capacité de production de 5 000 mégawatts d’électricité nucléaire, marquant une étape majeure dans le développement nucléaire iranien.
Lors d’une rencontre avec Alexey Likhachov, PDG de la société russe d’État Rosatom, M. Eslami a souligné la progression des relations bilatérales entre l’Iran et la Russie dans le domaine du nucléaire civil. Deux nouveaux accords ont été signés, dont l’un porte sur la construction de petites centrales nucléaires modulaires (SMR). Cette technologie est considérée comme une orientation mondiale majeure pour l’avenir de l’énergie nucléaire, et l’Iran dispose déjà de capacités industrielles et de recherche étendues pour participer à ce développement.
Le projet, conceptualisé il y a deux ans dans le cadre d’une feuille de route stratégique, est en voie de devenir un contrat formel qui mènera à la phase de conception et d’équipement. Ce programme constitue une opportunité précieuse pour l’Iran, qui prévoit ainsi de produire 5 000 mégawatts d’électricité nucléaire.
Enfin, Mohammad Eslami a évoqué deux grandes initiatives pour l’avenir : le déploiement progressif des centrales SMR et le développement de centrales nucléaires classiques de grande échelle, y compris de nouvelles unités d’une capacité de 1 200 mégawatts. Ces projets devraient impulser une transformation profonde dans le secteur nucléaire iranien, avec une croissance significative attendue.