L’Iran dénonce les actions américano-israéliennes et réaffirme sa souveraineté face à l’ONU

Lors d’une réunion de l’Assemblée Générale des Nations Unies concernant un projet de résolution sur le détroit d’Hormuz, l’ambassadeur et représentant permanent de la République Islamique d’Iran auprès de l’ONU, Amir Saeed Iravani, a affirmé que l’Iran a garanti pendant des décennies la sécurité et la liberté de passage maritime dans ce détroit crucial. Il a également condamné les attaques américaines et israéliennes des 40 derniers jours, les qualifiant de crimes de guerre ciblant des infrastructures civiles. L’Iran a par ailleurs exprimé son soutien aux initiatives diplomatiques de pays comme le Pakistan, la Turquie, l’Égypte, l’Arabie Saoudite, la Chine et la Russie visant à mettre fin à la guerre.

Avant de présenter sa déclaration, le représentant iranien a tenu à exprimer la « vive protestation » et la « profonde préoccupation » de l’Iran concernant une déclaration antérieure jugée « partiale et unilatérale » par le Président de l’Assemblée Générale. Selon l’Iran, cette déclaration aurait outrepassé les compétences de la présidence, ignoré les causes profondes de la situation actuelle et formulé des accusations sans fondement contre un État membre. L’Iran a rappelé le principe de stricte impartialité requis par la Charte des Nations Unies et le règlement intérieur de l’Assemblée, soulignant que toute prise de position susceptible de nuire à cette impartialité et à la crédibilité de l’Assemblée doit être évitée.

Le représentant a défendu le veto des projets de résolution par la Chine et la Russie, le qualifiant de « judicieux, légitime et nécessaire ». Il a précisé que le texte objet du veto était unilatéral car il omettait la cause principale de la crise : la guerre d’agression « illégale et barbare » menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran depuis le 28 février 2026. L’approbation d’un tel texte aurait pu créer un « dangereux précédent » en affaiblissant les droits souverains des États côtiers, en portant atteinte à la Charte de l’ONU et en augmentant le risque d’escalade des tensions.

M. Iravani a qualifié les actions récentes des États-Unis, notamment leur tentative d’imposer un blocus naval dans le détroit d’Hormuz, d’illégales et révélatrices de la « logique défectueuse » du projet de résolution. Ces actions, selon lui, exacerbent les tensions et menacent la sécurité de la navigation et du commerce international.

En réponse, l’Iran a réaffirmé son engagement envers la Charte de l’ONU et le droit international, soulignant qu’il a toujours respecté la liberté de navigation et la sécurité maritime dans le Golfe Persique, le détroit d’Hormuz et la mer d’Oman. L’Iran a mis en place des mesures de précaution pour garantir le passage sûr et continu des navires, empêchant toute utilisation hostile ou militaire de cette voie maritime par des agresseurs et leurs agents.

Le représentant iranien a en outre considéré le blocus naval américain comme une violation flagrante de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Iran, ainsi qu’une violation manifeste de l’interdiction de la menace ou de l’usage de la force, inscrite dans l’article 2(4) de la Charte de l’ONU. Il a accusé les États-Unis d’interférer illégalement dans l’exercice des droits souverains de l’Iran en tentant de bloquer le trafic maritime vers et depuis les ports iraniens, violant ainsi les droits des États tiers et le commerce maritime légitime. L’Iran demande que les États-Unis assument l’entière responsabilité de cet acte internationalement illicite et de toutes ses conséquences. La stabilité durable dans le détroit d’Hormuz et la région ne pourra être atteinte que par la fin des agressions et le respect des droits et intérêts légitimes de l’Iran.

Enfin, M. Iravani a dénoncé les violations de toutes les limites juridiques, éthiques et humaines par les agresseurs lors des 40 jours de guerre, citant le ciblage délibéré et indiscriminé d’infrastructures civiles, incluant des zones résidentielles, des écoles, des hôpitaux et des sites culturels, comme des crimes de guerre. Il a également mentionné l’utilisation par les États-Unis de bases militaires dans des pays de la région du Golfe pour planifier et exécuter des attaques contre l’Iran, malgré les avertissements iraniens. L’Iran a documenté ces événements et les a signalés au Conseil de sécurité et au Secrétaire général de l’ONU.

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