L’Iran à l’ONU : pour un monde sans violence, au-delà du terrorisme et des sanctions

Le texte présente le « Jour mondial sans violence ni extrémisme », une initiative diplomatique et symbolique proposée par l’Iran et adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 2013, commémoré le 18 décembre. Cette journée ne se veut pas une simple célébration calendaire, mais le symbole d’une prise de conscience collective face à l’un des défis les plus destructeurs de l’humanité. L’article, rédigé depuis une perspective qui reflète les positions officielles iraniennes, propose une analyse approfondie des facettes multiples de la violence dans le monde contemporain, dépassant la simple conception de la violence physique armée.
L’analyse distingue plusieurs formes de violence. La première est la violence manifeste et extrémiste, incarnée par le terrorisme, qui génère une insécurité généralisée, des déplacements forcés de populations et des pertes civiles, sapant directement la paix et la sécurité internationales. Au-delà de cette forme visible, l’article dénonce vigoureusement ce qu’il qualifie de violence structurelle ou « froide ». Cette catégorie inclut notamment les sanctions unilatérales, décrites comme inhumaines et constituant une violation des droits humains fondamentaux en privant les populations de biens essentiels comme la nourriture et les médicaments, frappant particulièrement les plus vulnérables.
Le texte aborde ensuite la violence socio-culturelle, qui érode la dignité humaine dans le tissu social. Cela inclut la discrimination et les actes d’intolérance religieuse ciblant les personnes et les lieux de culte, menaçant la paix sociale. La violence numérique ou cyberviolence est également pointée du doigt comme un nouveau champ d’abus, de harcèlement et de désinformation, affectant particulièrement les femmes et les filles. Enfin, des phénomènes comme le racisme, le sexisme et les privations systématiques sont présentés comme des formes de violence structurelle génératrices d’insécurité.
En guise de diagnostic des causes, l’article avance que la violence et l’extrémisme trouvent un terrain fertile dans les inégalités socio-économiques profondes. La pauvreté, le chômage chronique, l’absence de perspectives d’avenir et un sentiment d’injustice sont identifiés comme des facteurs majeurs poussant les individus et les communautés vers la radicalisation.
En conclusion, l’article appelle à un engagement collectif sincère et pratique au-delà des slogans. Il présente l’Iran, s’appuyant sur son héritage culturel et religieux mettant en avant la dignité humaine et la coexistence pacifique, comme un défenseur constant d’une coopération internationale juste pour éradiquer ce fléau. L’idéal proposé est une coopération internationale recentrée sur l’intérêt commun de l’humanité pour assécher les racines politiques, économiques et sociales de la violence, faisant de la dignité de chaque être humain le principe central d’un monde plus sûr et plus juste.