L’Iran à Genève : N’oublions jamais les 168 enfants de l’école de Mina

La mission permanente de la République islamique d’Iran auprès des Nations Unies à Genève a publié un message poignant sur le réseau social X (anciennement Twitter) à l’occasion de la Journée internationale des enfants victimes d’agression. Ce message visait à honorer spécifiquement la mémoire des enfants de l’école Shajarat Tayyibah, située dans la ville de Minab (province de Hormozgan, dans le sud de l’Iran). Selon le récit iranien, ces enfants ont perdu la vie lors de frappes de missiles menées par les États-Unis pendant la période des hostilités.

La mission diplomatique iranienne a pris soin de préciser que la perte de 168 élèves ne saurait être réduite à une simple statistique ou à un chiffre froid. Chacune de ces vies représente en réalité un avenir volé, un ensemble de rêves et d’ambitions qui ne pourront jamais se réaliser. Derrière chaque enfant se trouve une famille brisée, un père, une mère, des frères et sœurs qui doivent désormais vivre avec une cicatrice indélébile. Collectivement, ces 168 tragédies individuelles forment une blessure profonde portée par l’ensemble de la communauté de Minab et, au-delà, par la nation iranienne tout entière.

Au-delà de l’hommage, le message de la mission iranienne réaffirme un principe fondamental du droit international humanitaire : les enfants ne doivent jamais être pris pour cibles dans un conflit armé. Par ailleurs, les écoles, en tant que lieux d’apprentissage et de protection de la jeunesse, ne devraient jamais être transformées en champs de bataille. La diplomatie iranienne insiste sur le fait que le bombardement d’une école, entraînant la mort massive d’élèves, constitue une violation grave de ces principes essentiels.

Enfin, le texte publié par la mission iranienne a une portée qui dépasse le simple hommage commémoratif. Il s’agit aussi d’un appel solennel adressé à la communauté internationale. La mission demande que les responsables de cette tragédie soient tenus pour responsables (accountability) et que justice soit rendue aux victimes et à leurs familles. L’objectif ultime est de protéger les générations futures des horreurs et des atrocités des conflits armés. La conclusion est sans équivoque : le souvenir de ces enfants de Minab ne doit jamais s’effacer de la conscience collective de l’humanité.

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