Le président du Parlement iranien souligne la faiblesse de la gouvernance comme principal défi

Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, s’est exprimé lors d’une cérémonie rendant hommage aux meilleurs chercheurs du Centre de recherche du Parlement. Il a souligné que la plus grande satisfaction pour un chercheur est de voir son travail influer sur les décisions politiques et de contribuer à résoudre les problèmes du pays.
Ghalibaf a identifié la faiblesse de la gouvernance comme le principal défi auquel l’Iran est confronté, et a exhorté le Centre de recherche à se concentrer sur le développement des connaissances en matière de gouvernance. Il a salué la mobilité des chercheurs entre le Centre et les postes exécutifs du gouvernement, y voyant un moyen d’enrichir à la fois leur expertise théorique et pratique.
Un point central de son discours a été l’importance de la culture comme fondement de toutes les décisions de gouvernance. Il a critiqué la tendance à traiter les « annexes culturelles » comme de simples formalités, plutôt que de les intégrer de manière substantielle. Illustrant son propos par l’exemple de la guerre Iran-Irak (Défense sacrée), il a affirmé que la victoire et la résilience iraniennes étaient ancrées dans la culture, et non dans la supériorité matérielle.
Ghalibaf a plaidé pour une approche axée sur les problèmes, où les questions de recherche émergent des réalités et des difficultés du peuple, et non des préoccupations abstraites des chercheurs. Il a souligné que la première étape pour résoudre un problème est de le reconnaître et de l’accepter, évitant ainsi les polarisations stériles.
Il a reconnu le rôle clé du Centre de recherche dans l’élaboration du septième plan de développement et de la loi sur le saut de la production à base de connaissances, soulignant l’importance d’agir sur des questions à la fois importantes et urgentes. Il a également réaffirmé que les commissions parlementaires sont la colonne vertébrale du travail législatif et que le Centre de recherche joue un rôle crucial en leur fournissant des données précises.
En conclusion, Ghalibaf a appelé à une modernisation du processus législatif grâce à la transparence, à l’intelligence artificielle et aux technologies, permettant au Centre de recherche de transformer les idées des députés en projets et propositions de loi viables. Il a fixé comme objectif pour la fin de la législature actuelle de réformer les méthodes traditionnelles en exploitant le potentiel de la technologie et des jeunes talents créatifs.
Lors de cette cérémonie, 40 chercheurs éminents du Centre de recherche du Parlement ont été honorés, et un hommage a été rendu à la famille d’Ahmad Tavakoli, ancien directeur du Centre.