Le plan en dix points adopté comme base des négociations après le cessez‑le‑feu

Le vice‑ministre iranien des Affaires étrangères, Majid Takht‑Ravanchi, a présenté lors d’une réunion avec les ambassadeurs et représentants d’organisations internationales à Téhéran la position de l’Iran concernant le cessez‑le‑feu récemment annoncé ainsi que le rôle d’un plan iranien en dix points. Il a affirmé qu’un accord avait été trouvé pour que cette proposition iranienne serve de base aux négociations à venir avec les États‑Unis.

Il a décrit les opérations militaires menées par les États‑Unis et Israël contre l’Iran durant un conflit de quarante jours comme une guerre illégale et assimilée, selon lui, à des crimes de guerre. Il a ajouté que ces attaques auraient été menées alors qu’un processus diplomatique était encore en cours à Genève, et que plusieurs responsables iraniens de haut rang, dont le dirigeant de la République islamique, auraient perdu la vie dans ces événements.

Takht‑Ravanchi a expliqué que, malgré cette perte considérée comme majeure, les forces armées iraniennes, soutenues par la population, auraient réussi à imposer une défaite aux forces adverses et à les contraindre à revoir leur stratégie vis‑à‑vis de l’Iran. Selon lui, cette résistance a été déterminante dans l’issue du conflit.

Le responsable iranien a ensuite souligné que l’Iran soutenait le principe du dialogue, mais pas un dialogue basé sur des informations erronées ou pouvant servir à préparer de nouvelles opérations militaires contre le pays. Il a insisté sur la nécessité de garanties pour éviter que tout cessez‑le‑feu ne permette à l’adversaire de se réarmer avant de reprendre les attaques.

Il a également évoqué les objectifs attribués aux États‑Unis et à Israël dans la région, affirmant qu’ils chercheraient à renforcer leur influence au Moyen‑Orient. Il a précisé que les opérations menées par l’Iran dans certains pays voisins visaient des installations américaines utilisées dans des attaques contre l’Iran et ne devaient pas être interprétées comme des hostilités envers ces pays.

Enfin, il a remercié les États qui, selon lui, avaient condamné les attaques contre l’Iran, tout en critiquant certains pays européens pour avoir soutenu ou justifié les actions menées contre la population iranienne. Il a réaffirmé que, d’après l’interprétation de l’Iran, sa riposte militaire s’inscrivait dans le cadre du droit de légitime défense prévu par le droit international, et que la résistance iranienne avait pour objectif de défendre non seulement le pays mais aussi la stabilité régionale.

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