L’appel mondial pour protéger les infrastructures de santé

La réaction du président de la Faculté de Santé Publique de l’Université des Sciences Médicales de Téhéran, Jawad Rafiinejad, qui dénonce les attaques visant des centres éducatifs, sanitaires, de recherche et des infrastructures essentielles du pays. Cette déclaration intervient à l’occasion de la Journée mondiale de la santé et prend la forme d’une lettre adressée à ses homologues et aux responsables d’institutions universitaires et scientifiques à travers le monde.

Dans cette lettre, il rappelle que le 7 avril constitue un moment privilégié pour souligner le rôle central de la santé dans la stabilité et le développement des sociétés. Il insiste sur le fait que la santé est considérée comme un droit humain fondamental et un pilier du progrès social, de la sécurité humaine et du bien‑être collectif. Selon lui, le contexte de l’année en cours rend cette commémoration particulièrement délicate, car le pays est engagé dans un conflit qui aurait endommagé plusieurs infrastructures critiques du secteur sanitaire.

Il évoque notamment des attaques récentes visant des hôpitaux, des centres de soins, des installations d’urgence, des sites de production pharmaceutique ainsi que l’Institut Pasteur d’Iran. Le texte rapporte également que des membres du personnel de santé auraient perdu la vie ou auraient été blessés lors de ces événements. Rafiinejad affirme que de tels actes constitueraient une violation du droit international humanitaire, en se référant explicitement aux Conventions de Genève, à leur protocole additionnel et à une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies interdisant les attaques contre les infrastructures médicales et les professionnels de santé.

Il appelle ensuite les responsables académiques du domaine de la santé publique à exprimer leur solidarité et à défendre la nécessité de protéger les systèmes de santé en période de conflit. Il suggère plusieurs moyens d’action, notamment des déclarations publiques, la condamnation des attaques visant les infrastructures sanitaires, le soutien à la coopération scientifique et humanitaire, ainsi que l’engagement auprès de partenaires internationaux afin de maintenir les normes globales de protection de la santé.

Dans la dernière partie de la lettre, Rafiinejad exprime sa reconnaissance envers les professionnels, chercheurs et étudiants du secteur de la santé pour leur contribution continue malgré les circonstances difficiles. Il réaffirme que la collaboration scientifique, la solidarité mondiale et les principes éthiques partagés peuvent soutenir la reconstruction des infrastructures endommagées et garantir la continuité de l’accès aux soins.

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