L’AIEA constate des progrès à Genève et une volonté commune d’accord malgré la complexité

Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a qualifié de « pas en avant » les négociations nucléaires indirectes entre l’Iran et les États-Unis qui se sont tenues à Genève le 17 février 2026. Dans un entretien à la chaîne française LCI, Grossi a confirmé des progrès tangibles, tout en tempérant : « Nous avons progressé, mais il reste du travail et le problème est que nous n’avons pas beaucoup de temps. »
Grossi a souligné un changement qualitatif dans les discussions : pour la première fois, les parties commencent à parler de choses concrètes, de ce qui doit être fait. Il a perçu une volonté mutuelle de parvenir à un accord, tout en reconnaissant la complexité d’un tel processus. Le chef de l’AIEA, qui s’était entretenu séparément avec les deux délégations en marge des pourparlers, a joué un rôle de facilitateur technique.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a confirmé cette évolution positive, évoquant des discussions « beaucoup plus sérieuses » que lors du premier round à Mascate, dans un climat « plus constructif ». Il a annoncé un accord sur des « principes directeurs » qui serviront de base à la rédaction d’un éventuel futur accord, tout en prévenant que l’entrée dans la phase de rédaction serait plus complexe et minutieuse.
Le ministère omanais des Affaires étrangères, médiateur des pourparlers, a également salué des négociations conclues avec des « progrès tangibles », ouvrant la voie à une poursuite du dialogue dans un avenir proche. Une évaluation approfondie du climat général et des exigences politiques et techniques a été menée avec une approche « réaliste et constructive ».