La science iranienne défie les bombes : la « doctrine du martyr Abbassi » ou l’impossible destruction du savoir spatial

La persistance du programme spatial iranien malgré la destruction du bâtiment principal du Centre de recherche spatiale. Selon le reportage, le centre spatial iranien a été visé par plusieurs frappes de missiles lancées par la coalition formée par les États-Unis et Israël. Celles-ci auraient conduit à la démolition complète de l’immeuble, sans toutefois provoquer de pertes humaines parmi les scientifiques.

L’analyse centrale du texte repose sur ce que les auteurs appellent la « doctrine du martyr Fereydoun Abbassi », un éminent scientifique nucléaire iranien assassiné en 1404 (2025). Avant sa mort, celui-ci affirmait que les infrastructures scientifiques de l’Iran ne sont pas centralisées mais “distribuées dans les esprits des chercheurs”, rendant impossible leur éradication par des bombardements. Cette philosophie, transposée aujourd’hui au secteur spatial, constitue, selon l’article, la clé de la résilience de l’industrie aérospatiale du pays : la science, enracinée dans la mémoire et la compétence des ingénieurs, n’est pas une cible matériellement destructible.

Le texte insiste sur la structure en réseau du développement spatial iranien : la fabrication des satellites ne se déroule pas dans un seul laboratoire mais à travers une constellation d’entreprises technologiques et d’universités réparties sur tout le territoire. Les panneaux solaires, systèmes de propulsion, capteurs, logiciels embarqués et modules électroniques sont ainsi conçus dans des entités distinctes, garantissant la continuité du projet malgré la perte d’un bâtiment central. Seule une brève interruption dans les tests et l’assemblage final serait à prévoir, rapidement compensée par des laboratoires partenaires et installations de substitution.

Le reportage avance que la frustration des puissances ennemies découlerait du passage de l’Iran de la recherche fondamentale (R&D) à la production de services spatiaux opérationnels — en particulier, le développement de satellites d’observation et de systèmes orbitaux de communication. Ce changement d’échelle marquerait, selon Tasnīm, une menace stratégique directe pour les adversaires de l’Iran, expliquant les attaques visant les structures symboliques de la science iranienne.

Enfin, l’article appelle à un renforcement du “pédafand-e gheir-e amel” (défense passive), c’est-à-dire à la dispersion des infrastructures sensibles dans des sites souterrains renforcés afin d’assurer leur invulnérabilité. L’auteur conclut avec un ton résolument patriotique : les bâtiments peuvent s’effondrer, mais la connaissance et la volonté scientifique des jeunes ingénieurs iraniens demeurent intactes, assurant la poursuite du programme spatial national et la victoire du savoir sur la force brute.

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