La résilience énergétique face à la « guerre imposée », le projet d’expansion de la centrale de Neka

La poursuite et l’accélération des projets d’expansion des centrales électriques en Iran, et ce, malgré le contexte de conflit et de sanctions qualifié de « guerre imposée ». Le directeur général de la Compagnie thermique d’électricité, Azim Etemadi, souligne l’importance de ces développements pour assurer un approvisionnement électrique stable, particulièrement pendant les pics de consommation estivaux.
Le projet phare mentionné est l’extension de la centrale thermique de Neka, située dans la province du Māzandarān, en bordure de la mer Caspienne. Ce développement vise à réduire le déficit énergétique de la province en ajoutant de nouvelles capacités de production. Le plan d’extension comprend la mise en place de deux unités de production à gaz de 183 mégawatts chacune, ainsi qu’une unité à vapeur de 180 mégawatts, formant ainsi un cycle combiné. Cette dernière technologie permet d’optimiser l’efficacité énergétique en réutilisant la chaleur des gaz d’échappement pour produire de la vapeur.
L’article précise qu’une des premières unités à gaz de ce projet a déjà été mise en service en juillet dernier (Tir dans le calendrier persan). Les équipes travaillent d’arrache-pied pour mettre en service la seconde unité à gaz prochainement, afin de pouvoir répondre à la demande accrue durant l’été. Une fois le projet achevé, la capacité totale de la centrale de Neka atteindra 2 760 mégawatts. Il est également noté que le rendement des nouvelles unités en cycle combiné dépassera les 53%, une amélioration significative par rapport aux centrales plus anciennes.
Les objectifs principaux de ce développement ambitieux sont multiples : augmenter la capacité de production d’électricité dans la région, renforcer la stabilité du réseau électrique national, créer des emplois, promouvoir le développement technologique dans le domaine des centrales thermiques et, enfin, satisfaire la demande croissante due à l’expansion des industries, de l’agriculture et des besoins domestiques.
En somme, cet article souligne la détermination de l’Iran à poursuivre son développement industriel et énergétique, même dans un environnement géopolitique hostile, en présentant le projet de la centrale de Neka comme un exemple concret de cette résilience et de cette volonté d’autosuffisance.