Iran dénonce des attaques américano-israéliennes contre ses infrastructures énergétiques, invoquant le droit de légitime défense

Dans une lettre adressée au Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, l’Iran, par la voix de son ambassadeur permanent auprès des Nations Unies, Amir Saeed Iravani, a fermement condamné les attaques délibérées menées par les États-Unis et Israël contre ses installations gazières civiles. Ces agressions, survenues dans les premières heures du mercredi 18 mars 2026, ont intentionnellement ciblé des infrastructures énergétiques critiques, notamment dans le sud du pays, affectant le méga-champ gazier de Pars South et la région d’Assaluyeh. L’Iran affirme que plusieurs phases de Pars South ont été mises hors service, causant des dommages dont l’évaluation est en cours.
Téhéran qualifie ces actions de « crimes odieux » et d' »actes de terrorisme », soulignant qu’elles constituent une violation flagrante du droit international, y compris du droit international humanitaire. Le ciblage délibéré d’infrastructures civiles vitales, essentielles à l’approvisionnement énergétique, à la stabilité économique et au bien-être de millions de civils, est considéré comme un crime de guerre absolu selon le droit des conflits armés. L’Iran met également en garde contre les risques élevés de catastrophes environnementales et de conséquences humanitaires désastreuses résultant de ces attaques.
L’Iran attribue la responsabilité internationale pleine et entière de ces « crimes odieux » ainsi que des violations de sa souveraineté et de son intégrité territoriale, des pertes civiles et de la destruction massive d’infrastructures civiles aux États-Unis et à Israël. En réponse à ces agissements, la République islamique d’Iran affirme réserver son droit inhérent à la légitime défense, conformément à l’article 51 de la Charte des Nations Unies, et se déclare prête à prendre toutes les mesures nécessaires et proportionnées pour protéger sa souveraineté, son intégrité territoriale et ses intérêts nationaux vitaux.