Henné, parfums et indigo : quand les traditions musulmanes façonnent l’histoire de la beauté et du soin

La manière dont certaines pratiques issues du monde musulman, notamment la parfumerie, ont circulé vers l’Europe grâce aux marchands, voyageurs et combattants. L’art de la parfumerie, transmis progressivement, aurait atteint la région de la Haute‑Provence en France, où les conditions climatiques et la qualité du sol ont permis l’essor durable de cette industrie, qui y demeure prospère depuis sept siècles.
L’un des éléments majeurs de la cosmétique traditionnelle musulmane est ensuite présenté : le henné. Utilisé pour tracer des motifs décoratifs sur les mains, les pieds ou pour colorer les cheveux, il s’est diffusé largement avec l’expansion de l’islam. Le prophète de l’islam et ses compagnons auraient utilisé le henné pour teindre leur barbe, tandis que les femmes s’en servaient pour embellir leurs mains, leurs pieds et leurs cheveux. Certaines coutumes, comme les cérémonies prolongées de henné en Afrique du Nord avant un mariage, témoignent de la persistance de ces traditions.
Le henné est également abordé sous un angle médical. Les recherches contemporaines lui attribuent des propriétés antibactériennes, antifongiques et hémostatiques. Ses feuilles et graines sont décrites comme efficaces pour traiter certaines douleurs, inflammations ou infections cutanées, mais aussi pour renforcer les cheveux grâce à ses composants naturels.
L’idée selon laquelle le souci de propreté et d’apparence demeure central dans la culture musulmane, aujourd’hui comme par le passé. Selon ce point de vue, l’usage de produits d’hygiène issus de traditions anciennes peut coexister avec les pratiques contemporaines des grandes métropoles.
L’histoire d’un Indien musulman, Sheikh Mohammed, qui aurait fondé au XVIIIᵉ siècle un bain à vapeur de style oriental dans la ville côtière de Brighton, en Angleterre. Ce bain, qui proposait notamment des massages thérapeutiques et des soins capillaires à la manière indienne, aurait rencontré un grand succès et lui aurait valu une reconnaissance officielle auprès de personnalités de la cour britannique.
La dernière partie se concentre sur l’indigo (ou nil), un colorant végétal connu depuis l’Antiquité. Le rôle des agriculteurs musulmans dans l’adaptation et la diffusion de cette plante dans de nouvelles régions, notamment en Afrique. Il mentionne également l’usage du sésame comme huile protectrice dans les régions dépourvues d’oliviers, et l’utilisation de l’indigo par les populations nord‑africaines et yéménites pour se protéger du soleil, en complément de ses usages dans la teinture ou la tannerie.