Guerre des mots à l’ONU : L’Iran dénonce les mensonges d’Israël et défend sa souveraineté

Dans une lettre adressée au Secrétaire général de l’ONU et au Conseil de sécurité, le représentant permanent de l’Iran auprès des Nations Unies, Amir Saeed Iravani, a fermement réfuté les accusations portées par le représentant israélien, les qualifiant de « tentative délibérée de déformer la réalité » et de présenter l’agresseur en victime. L’Iran soutient que ces allégations visent à masquer les violations flagrantes du droit international et de la Charte des Nations Unies par Israël.

L’Iran affirme que les attaques militaires continues menées conjointement par Israël et les États-Unis contre son territoire, sa souveraineté et son peuple depuis le 28 février 2026 constituent une violation flagrante de l’article 4(2) de la Charte de l’ONU, qui interdit la menace ou l’usage de la force. Le pays soutient que les justifications israéliennes telles que la « défense préventive » ou la « levée d’une menace existentielle » n’ont aucune base juridique en droit international. En réponse, l’Iran déclare avoir exercé son droit inhérent de légitime défense en vertu de l’article 51 de la Charte, en ciblant uniquement des objectifs militaires légitimes et en respectant les principes de nécessité, de proportionnalité et de distinction.

La lettre iranienne dénonce également le silence d’Israël concernant les crimes de guerre et les violations graves du droit international humanitaire commis par Israël et les États-Unis contre les civils et les infrastructures civiles en Iran. L’Iran détaille que des zones résidentielles densément peuplées et des infrastructures vitales, y compris des aéroports, des écoles, des hôpitaux, des bâtiments résidentiels et des installations énergétiques, ont été délibérément ciblés. Ces attaques auraient causé la mort de 1 348 civils, dont 233 femmes et 202 enfants, et blessé plus de 17 000 personnes, entraînant la destruction ou des dommages importants à 19 734 sites civils.

L’Iran rejette catégoriquement les allégations concernant son programme nucléaire pacifique, affirmant qu’il est conforme au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP). Le pays souligne l’ironie de la situation, Israël étant la seule entité au Moyen-Orient possédant l’arme nucléaire, refusant de rejoindre le TNP et de soumettre ses installations à l’AIEA. L’Iran réaffirme son engagement envers la liberté de navigation tout en attribuant les tensions actuelles dans des détroits comme Hormuz à la « guerre d’agression » menée par Israël et les États-Unis. Les allégations d’implication iranienne dans des attaques en Europe et dans le Caucase sont qualifiées de « totalement infondées ».

Enfin, l’Iran dénonce les « déclarations provocatrices » d’Israël concernant ses affaires intérieures comme une violation du principe de non-ingérence. L’Iran tient Israël pour pleinement responsable de ses actes d’agression et des conséquences dévastatrices sur les civils et les infrastructures. Le pays exhorte le Conseil de sécurité à assumer sa responsabilité dans le maintien de la paix et de la sécurité internationales et à ne pas permettre que les principes de la Charte soient sapés par les tentatives israéliennes de justifier l’usage illégal de la force. L’Iran réaffirme son droit à la légitime défense face à toute agression.

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