Dommages aux infrastructures universitaires : Téhéran transmet un rapport détaillé à l’UNESCO

Le secrétaire général de la Commission nationale pour l’UNESCO a déclaré, au sujet du rôle des universitaires et des milieux scientifiques en période de guerre, qu’« il n’existe aucune action plus efficace que d’utiliser les réseaux et les contacts pour faire connaître les actions de l’ennemi ».
Hassan Fartousi a évoqué les dégâts subis par les universités et les infrastructures scientifiques du pays. Il a affirmé que, depuis le début de la guerre, des dommages très importants ont été infligés à l’enseignement supérieur et aux universités.
Il a ajouté que l’on évoque souvent les dommages subis par les bâtiments, mais que les dortoirs étudiants ont également été touchés, et que de nombreux laboratoires et centres menant des activités scientifiques et de recherche ont été visés, ce qui rend leur reconstruction particulièrement difficile.
Concernant les mesures prises à ce sujet, le secrétaire général de la Commission nationale pour l’UNESCO en Iran a précisé : « Nous avons transmis ces informations en détail à l’UNESCO, et nous avons tenté autant que possible, par le biais des médias, de porter ces faits à la connaissance de l’UNESCO et d’autres institutions scientifiques internationales. »
Il a poursuivi en indiquant que l’UNESCO, après les attaques contre les universités, a publié un communiqué condamnant ces actions et appelant les parties à faire preuve de retenue face au ciblage des centres scientifiques et universitaires.
S’exprimant sur le rôle des universitaires et des milieux scientifiques en temps de guerre, Fartousi a souligné que les professeurs savent que rien n’est plus efficace que l’utilisation des réseaux pour relayer les actions de l’ennemi.
Évoquant les liens scientifiques des enseignants et chercheurs, il a ajouté que les membres du corps professoral — qu’il s’agisse de ceux qui ont étudié ou enseigné à l’étranger, ou de ceux qui ont élargi leurs contacts lors de conférences internationales — doivent utiliser leurs réseaux scientifiques pour informer au sujet des attaques visant les universités et les centres scientifiques du pays.
Il a conclu en affirmant que de telles initiatives permettent d’attirer l’attention de l’opinion publique et des milieux scientifiques sur cette question.