Dette mondiale : le chantage de la fermeture d’Ormuz et ses 5 000 milliards de dollars de dégâts

Dans une analyse alarmante publiée par Mamdouh Salameh, un expert reconnu en économie de l’énergie, tire la sonnette d’alarme sur les conséquences dévastatrices de la fermeture du détroit d’Ormuz, une voie maritime cruciale pour le transport mondial de pétrole. Selon ses estimations, une fermeture de seulement deux mois de ce détroit entraînerait des pertes économiques mondiales s’élevant à environ 5 000 milliards de dollars.

Salameh souligne que cette crise hypothétique aurait également un impact sévère sur le budget fédéral américain. Il anticipe que les États-Unis seraient contraints d’imprimer de la monnaie sans contrepartie pour combler leur déficit budgétaire. Une telle mesure, loin de résoudre le problème, exacerberait l’inflation intérieure et imposerait une pression économique considérable à l’échelle planétaire. L’expert réfute l’idée que les États-Unis, en tant que premier producteur mondial de pétrole, seraient épargnés. Il rappelle qu’ils continuent d’importer près de 8 millions de barils par jour, les rendant ainsi vulnérables aux fluctuations des marchés internationaux.

L’expert évoque également les politiques passées de Donald Trump, qui visait à maintenir le prix du pétrole entre 49 et 60 dollars le baril en incitant l’OPEP+ à augmenter sa production. Il constate que les prix actuels ont doublé, voire triplé, dépassant largement ces objectifs. Salameh remet en question la capacité militaire des États-Unis à rouvrir le détroit d’Ormuz par la force, arguant que s’ils en avaient eu les moyens, ils l’auraient fait depuis longtemps. Il met en garde que le déploiement de navires pour escorter les pétroliers les exposerait directement aux missiles iraniens, un risque jugé trop élevé.

Salameh insiste sur le fait que la continuation de la perturbation de l’approvisionnement en pétrole entraînerait inévitablement le monde vers une profonde récession économique. Les coûts de cette « guerre économique » seraient considérables, allant de l’augmentation des coûts de production des biens industriels et alimentaires à celle des importations. Les estimations convergent : une fermeture de deux mois du détroit d’Ormuz coûterait 5 000 milliards de dollars à l’économie mondiale.

Enfin, l’expert conclut que les principaux pays consommateurs de pétrole seraient forcés de puiser dans leurs réserves stratégiques. Bien que cette mesure puisse offrir un soulagement temporaire, elle compromettrait gravement leur sécurité énergétique. Dans un contexte de tensions internationales accrues, cette instabilité pourrait créer un terrain propice à de nouveaux conflits.

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