Détroit d’Ormuz : une crise énergétique mondiale imminente ?

Le secrétaire de l’Association de l’Industrie Maritime et des Services Associés, Massoud Pahlameh, a analysé les conséquences potentielles de la fermeture du détroit d’Ormuz sur le commerce mondial et les marchés de l’énergie. Selon lui, bien que le détroit ne soit pas encore complètement fermé, l’activité commerciale y est ralentie, entraînant une augmentation significative des coûts de fret et des tarifs des transporteurs d’énergie. Il souligne que le détroit d’Ormuz constitue un goulet d’étranglement économique, géographique et militaire stratégique.

M. Pahlameh a précisé que si une fermeture complète du détroit d’Ormuz venait à se produire, cela entraînerait une perturbation de 20 à 30 % de l’approvisionnement énergétique mondial. Cette situation pourrait provoquer une flambée du prix du pétrole, le faisant passer d’environ 115 dollars le baril à environ 200 dollars. Il a ajouté qu’une telle éventualité engendrerait des pertes multiples à l’échelle planétaire et que toute tentative américaine de blocus naval dans cette zone aurait pour effet d’accélérer l’arrêt de la production et du commerce mondiaux, plutôt que de les aider.

Il a également précisé que l’utilisation du détroit d’Ormuz par la plupart des pays se déroulait normalement, conformément au droit international et en coordination avec l’Iran, à l’exception des nations considérées comme hostiles ayant mené des actions militaires contre la République islamique d’Iran. Le représentant de l’Association a rappelé que le golfe Persique représente plus de 20 % du commerce mondial, avec des transactions financières annuelles dépassant 1600 milliards de dollars. Cependant, il a noté que ce flux a été interrompu ces 40 derniers jours, occasionnant des pertes substantielles sur les bourses mondiales et affectant les entreprises d’investissement dans le secteur de l’énergie et de l’économie.

Enfin, M. Pahlameh a qualifié la situation actuelle de preuve de la mauvaise gestion des décideurs américains dans la création d’une guerre économique. Il a affirmé que cette approche n’a pas résolu la crise, mais a plutôt accru les préjudices économiques pour les États-Unis eux-mêmes et a entraîné le monde entier dans des difficultés économiques. Il a conclu en appelant les États-Unis à adopter une approche plus rationnelle et basée sur la négociation d’un compromis mutuellement bénéfique, reconnaissant ainsi les droits de la République islamique d’Iran afin d’éviter une aggravation de la crise et la faillite de l’économie mondiale.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *