Des professeurs iraniens interpellent l’UNESCO après les attaques contre les écoles, hôpitaux et sites historiques en Iran

Un collectif de professeurs et de membres du corps académique iranien a adressé une lettre officielle à M. Khaled Anani, directeur général de l’UNESCO, afin de condamner fermement les attaques récentes visant des infrastructures civiles essentielles, notamment les écoles, hôpitaux et sites culturels du pays. Cette correspondance exprime une profonde inquiétude face aux pertes humaines et aux dommages infligés au patrimoine historique et culturel de l’Iran.
Les signataires dénoncent une série d’agressions meurtrières, dont l’une aurait touché une école dans le sud du pays, causant la mort d’environ 170 jeunes élèves, principalement des adolescentes. Dans leur lettre, ils affirment que de tels actes constituent une violation flagrante du droit international humanitaire et des valeurs universelles sur lesquelles repose la communauté mondiale.
Le texte souligne également l’inquiétude suscitée par les atteintes aux monuments et sites culturels iraniens, considérés comme faisant partie du patrimoine commun de l’humanité. Ces destructions, rappellent-ils, représentent une perte irréparable pour la culture mondiale et appellent une réponse urgente de la part des institutions internationales.
Les universitaires invoquent explicitement les instruments juridiques internationaux de protection du patrimoine, notamment la Convention de La Haye de 1954 pour la sauvegarde des biens culturels en cas de conflit armé et la Convention de 1972 de l’UNESCO relative au patrimoine mondial. Ces textes, rappellent-ils, engagent la communauté internationale à garantir l’immunité des infrastructures éducatives et sanitaires ainsi qu’à protéger les monuments historiques contre toute forme d’attaque ou d’usage militaire.
En conclusion, ils appellent l’UNESCO, le Conseil de sécurité de l’ONU et les organisations internationales à agir de manière ferme et coordonnée pour condamner ces crimes, traduire leurs auteurs en justice et assurer la protection effective des civils — notamment des enfants et des malades. Le message insiste sur le fait que la préservation de la vie humaine, des institutions éducatives et du patrimoine culturel constitue un principe universel fondamental et un pilier majeur de la civilisation mondiale.