Crimes contre les enfants : Téhéran dénonce l’inaction mondiale

Le Haut Conseil des droits de l’homme de la République islamique d’Iran, dans un communiqué, a condamné « le silence de la communauté internationale face à la mort d’enfants innocents lors d’agressions territoriales » et a déclaré : « Se taire face au martyre des enfants n’est pas de la neutralité, mais une complicité dans le crime. »
Selon le département des affaires internationales du pouvoir judiciaire et le Haut Conseil des droits de l’homme, le communiqué précise : à l’approche du 4 juin, Journée internationale des enfants innocents victimes d’agression, il s’agit d’une occasion précieuse pour la communauté internationale de réévaluer son engagement à protéger les victimes les plus vulnérables des conflits armés. Les textes fondamentaux, notamment l’article 24 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, les articles 38 et 39 de la Convention relative aux droits de l’enfant, ainsi que les paragraphes 4 à 6 de la Déclaration sur la protection des femmes et des enfants en situation d’urgence (résolution 3318 de l’Assemblée générale, 1974), obligent les États à garantir, dans tout conflit armé, la vie, la sécurité et l’accès des enfants aux services de base. Toutefois, la réalité montre un écart profond entre ces engagements juridiques et le comportement sélectif des institutions internationales.
Le communiqué ajoute : la République islamique d’Iran, tout en honorant la mémoire de dizaines d’enfants iraniens tués au cours des cinq dernières décennies à la suite du terrorisme par procuration ou d’agressions militaires directes, exprime son regret face au silence ou au manque d’attention des organes de défense des droits humains des Nations unies concernant les crimes commis contre des enfants iraniens.
Le communiqué rappelle : lors des attaques étendues de 12 et 40 jours récemment menées contre le territoire iranien, des infrastructures civiles, notamment une école de filles à Minab, ont été directement visées. Ces attaques, ayant causé la mort et les blessures de dizaines d’enfants, constituent un exemple manifeste de crime de guerre au regard de l’article 8 du Statut de Rome de la Cour pénale internationale. Le paragraphe 4 de la Déclaration de 1974 oblige également les États à protéger les enfants contre « les ravages de la guerre », une obligation clairement violée.
Le communiqué précise également : au cours des 48 dernières années, des groupes armés opposants, soutenus financièrement, militairement et logistiquement, selon des documents existants, par des puissances occidentales et le régime sioniste, ont à plusieurs reprises ciblé des enfants innocents iraniens par des attentats à la bombe dans des lieux publics et des assassinats de rue. Ces actes violent les normes impératives du droit international, qui interdisent toute violence intentionnelle contre des civils, en particulier les enfants, en toutes circonstances. Sur cette base, et en se référant aux principes 5 et 6 de la Déclaration de 1974, qui établissent la responsabilité individuelle et collective des États auteurs de crimes de guerre, ainsi qu’à l’article 39 de la Convention relative aux droits de l’enfant, qui impose la réhabilitation des victimes, la République islamique d’Iran formule deux demandes essentielles à la communauté internationale, notamment au Conseil des droits de l’homme et aux mécanismes judiciaires internationaux :
Premièrement : engager des poursuites pénales contre les commandants militaires du régime sioniste et les États qui le soutiennent, par le biais de toutes les instances internationales compétentes et sur la base du principe de compétence universelle pour les crimes de guerre contre les enfants.
Deuxièmement : mettre fin totalement, sans condition et de manière vérifiable, à toute forme de soutien financier, militaire et logistique aux groupes terroristes qui ciblent les enfants en Iran.
Le communiqué souligne enfin : le 4 juin de chaque année est un test pour mesurer la sincérité des institutions internationales de défense des droits de l’homme. La protection des enfants innocents victimes d’agression est-elle universelle et équitable, ou limitée par des frontières géographiques et des calculs politiques ? Les enfants de Palestine, du Liban, d’Afghanistan et d’Iran méritent tous une protection et une justice égales. La réalité est que le silence face à la mort des enfants n’est pas de la neutralité, mais une complicité dans le crime. La communauté internationale doit désormais, avant qu’il ne soit trop tard, aligner ses discours juridiques avec ses actions concrètes.