À l’ONU, un groupe de pays défend l’Iran et son Sepah face aux actions de l’Union européenne

Le « Groupe des amis pour la défense de la Charte des Nations Unies », un groupe de pays membres de l’ONU, a publié une déclaration condamnant fermement l’action récente de l’Union européenne contre le Corps des Gardiens de la révolution islamique (Sepah) iranien. La déclaration fait référence à des mesures prises par l’UE le 30 janvier 2026, qui semblent inclure des accusations ou des sanctions à l’encontre de cette institution militaire iranienne.
Le groupe dénonce ces actions comme une violation flagrante des principes fondamentaux du droit international. Il avance deux arguments juridiques principaux. Premièrement, il affirme que ces mesures violent le principe d’égalité souveraine des États et le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures, deux piliers de la Charte de l’ONU. Selon le groupe, l’UE n’a pas le droit d’imposer des mesures unilatérales contre les forces armées légitimes et constitutionnelles d’un État souverain.
Deuxièmement, la déclaration rejette catégoriquement toute tentative de qualifier le Sepah d’organisation « terroriste ». Elle soutient que de telles accusations sont « infondées » et que l’application de mesures coercitives unilatérales contre une institution d’État constitue un précédent dangereux. Le groupe argumente que cela sape les efforts authentiques de lutte contre le terrorisme et, en définitive, sert les intérêts des groupes terroristes eux-mêmes.
En conclusion, le Groupe des amis exprime sa solidarité avec la République islamique d’Iran, qu’il présente comme l’un de ses membres fondateurs. Il rend hommage au rôle de l’Iran et de ses forces armées, en particulier le Sepah, dans la lutte contre le terrorisme au Moyen-Orient, citant spécifiquement la bataille contre Daesh (l’État islamique). Cette déclaration représente ainsi un soutien politique et diplomatique significatif à Téhéran dans le différend qui l’oppose à l’Europe concernant le statut de son Corps des Gardiens de la révolution.