L’Iran et le Pakistan ouvrent un nouveau corridor de transit face aux blocus

L’Iran et le Pakistan ont activé un nouveau corridor de transit, une décision stratégique qui démontre la résilience des routes commerciales iraniennes face aux tentatives de blocus et aux tensions régionales. Cette activation intervient alors que les insécurités frontalières entre le Pakistan et l’Afghanistan ont perturbé les routes traditionnelles d’Islamabad vers l’Asie centrale, poussant le Pakistan à rechercher des alternatives via l’Iran, dont la position géographique de carrefour entre l’Est, l’Ouest, le Nord et le Sud reste inégalée.
Javad Hedayati, directeur du Bureau du transit et du transport international à l’Organisation iranienne des routes et du transport routier, a souligné que le Pakistan, avec ses 255 millions d’habitants, est un marché majeur pour l’Iran, en particulier pour les exportations de gaz. Les terminaux frontaliers de Mirjaveh et Rimdan joueront un rôle central dans ces échanges. Le corridor permettra au Pakistan d’accéder plus facilement aux marchés d’Asie centrale via l’Iran, tandis que les deux pays visent à augmenter leurs échanges bilatéraux à 10 milliards de dollars.
Les infrastructures frontalières sont en cours de modernisation. Mirjaveh, l’un des plus anciens postes frontières iraniens (créé il y a 70 ans), a récemment bénéficié d’investissements (nouveau hall pour passagers). Rimdan, ouvert en 2020 comme site temporaire, a vu sa section passagers développée pour les déplacements liés à l’Arbaeen, et son plan directeur a été approuvé. La route Sarbaz-Rimdan est en cours d’amélioration. Ce corridor actif démontre que l’Iran, malgré les pressions, reste impossible à encercler.