Téhéran adresse une mise en garde cinglante à l’ONU et brandit la menace de représailles sur toutes les bases régionales

L’ambassadeur et représentant permanent de l’Iran auprès des Nations Unies a adressé une lettre au secrétaire général de l’ONU et à la présidence du Conseil de sécurité pour dénoncer les menaces répétées d’usage de la force proférées par les autorités américaines, en particulier le président Donald Trump. La lettre cite spécifiquement un message publié le 18 février 2026 sur les réseaux sociaux, dans lequel Trump menace d’utiliser la base de Diego Garcia et l’aérodrome de Fairford pour une éventuelle action militaire contre l’Iran.
Téhéran qualifie ces menaces de violation flagrante de la Charte des Nations Unies et du droit international, soulignant le risque réel d’une agression militaire dans un contexte régional déjà fragile, marqué par des déploiements continus de matériel militaire américain. La lettre met en garde contre les conséquences désastreuses d’une telle escalade pour la paix et la sécurité internationales.
Le document réaffirme la position constante de l’Iran : le pays ne cherche pas la guerre et n’en sera pas l’initiateur, mais il répondra de manière ferme, proportionnée et dans le cadre de son droit à la légitime défense (article 51 de la Charte) à toute agression militaire. Dans ce cadre, toutes les bases, installations et biens de la force agressive dans la région seront considérés comme des cibles légitimes. La lettre précise que les États-Unis assumeront l’entière responsabilité de toute conséquence imprévisible et incontrôlable.
Parallèlement à cette mise en garde, la lettre souligne l’engagement constructif de l’Iran dans les négociations nucléaires avec les États-Unis, menées de bonne foi et avec sérieux. Téhéran estime qu’une solution durable et équilibrée est possible si Washington fait preuve du même sérieux et respecte les principes de la Charte. L’Iran appelle le secrétaire général et le Conseil de sécurité à intervenir d’urgence pour faire cesser ces menaces illégales avant qu’il ne soit trop tard, avertissant que la normalisation de telles pratiques constituerait un dangereux précédent pour tous les États indépendants.