Khamenei défie Washington : « L’arme qui coule un navire est plus dangereuse que le navire lui-même »

Le Guide suprême de la Révolution islamique, l’Ayatollah Ali Khamenei, a prononcé un discours important lors d’une rencontre avec des milliers d’habitants de la province de l’Azerbaïdjan oriental, à la veille de l’anniversaire du soulèvement historique de Tabriz en 1978. Dans cette allocution, il a abordé plusieurs sujets, notamment les événements des récentes « séditions » et les tensions avec les États-Unis.

Khamenei a d’abord classé en trois catégories les victimes des troubles intérieurs. Il a distingué les forces de sécurité (police, Bassij, Gardiens de la révolution) mortes en défendant le système, qu’il a qualifiées de « martyrs les plus éminents » ; les passants innocents tués durant les émeutes fomentées par l’ennemi ; et enfin ceux qui ont été trompés et ont rejoint les émeutiers par inexpérience, qu’il a présentés comme des « enfants de la nation » ayant droit au pardon. Il a pris soin d’exclure de cette clémence les meneurs et ceux qui ont reçu de l’argent et des armes de l’ennemi.

Le ton du discours s’est radicalisé en réponse aux menaces américaines. Khamenei a ironisé sur les déclarations du président américain vantant la puissance de son armée et l’envoi de navires de guerre près de l’Iran. Il a lancé un avertissement cinglant : « Plus dangereux qu’un navire, c’est l’arme qui peut envoyer ce navire au fond de la mer ». Il a également cité la plainte récente du président américain sur l’incapacité de Washington à détruire la République islamique en 47 ans, pour conclure : « Moi, je te dis : toi non plus, tu ne pourras pas le faire. »

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