Téhéran dénonce une « guerre hybride » américaine et accuse Washington de « crime contre l’humanité »

Le ministère iranien des Affaires étrangères a publié un communiqué condamnant fermement les déclarations et l’ingérence récentes du président américain dans les affaires intérieures de l’Iran. Le texte qualifie ces propos de « fourbes » et les décrit comme une continuation de la politique d’hostilité historique des États-Unis envers la nation iranienne. Selon Téhéran, ces positions ne sont pas motivées par une préoccupation sincère pour le peuple iranien, mais font partie intégrante d’une stratégie de « pression maximale » visant à encourager la violence, le terrorisme et l’insécurité en Iran.
Le communiqué distingue et reconnaît le droit aux « protestations pacifiques », affirmant que la République islamique ne ménage aucun effort pour répondre aux demandes légitimes du peuple dans le cadre de la loi. Cependant, il impute la responsabilité principale des difficultés économiques du pays aux sanctions américaines, qualifiées de « guerre économique et financière totale », « illégales » et « cruelles ». Le ministère élargit l’accusation en affirmant que la politique américaine ne se limite pas à la guerre économique, mais constitue un amalgame de « guerre psychologique », de campagne médiatique de désinformation, de menaces d’intervention militaire et d’incitation à la violence, qu’il considère comme étant en violation flagrante de la Charte des Nations Unies et du droit international.
Le texte replace cette tension actuelle dans un contexte historique plus long, rappelant le rôle des États-Unis dans le coup d’État de 1953 (28 Mordad 1332), leur soutien au régime baasiste irakien pendant la guerre Iran-Irak (1980-1988), et leur implication dans l’attaque conjointe avec Israël en juin 2024 (Khordad 1404). Il appelle les organisations internationales, notamment l’ONU, à assumer leur responsabilité de protéger les principes fondamentaux du droit international, en particulier le respect de la souveraineté nationale et la non-ingérence.
Enfin, le ministère insiste sur la nature « illégale » et « contre l’humanité » des sanctions unilatérales américaines, les qualifiant de « crime contre l’humanité » qui cible directement les droits humains et la subsistance des Iraniens. Le communiqué se conclut par un message de résilience, affirmant que le peuple iranien, avec vigilance et en s’appuyant sur son héritage et sa cohésion nationale, contrecarrera les ingérences étrangères malveillantes et ne permettra pas aux politiques américaines de porter atteinte à la souveraineté, à l’indépendance et à la dignité de l’Iran.