Une symphonie pour Soleimani : l’épopée persane résonne en hommage au général

Une cérémonie solennelle s’est tenue au célèbre Talar-e Vahdat (Salle Vahdat) de Téhéran pour le dévoilement et la première exécution de la symphonie « Iranmard » (L’Homme d’Iran). Cet événement artistique majeur avait pour but de célébrer la mémoire et de rendre hommage au général Qassem Soleimani, commandant de la Force Qods des Gardiens de la révolution, mort en 2020. La symphonie a été présentée comme une œuvre visant à préserver l’identité nationale, le sacrifice et la cohésion culturelle.
L’événement a réuni des figures politiques et artistiques de premier plan, dont le ministre de la Culture et de l’Orientation islamique, Seyed Abbas Salehi, ainsi que la fille du général Soleimani, Zeynab Soleimani. Dans son discours, cette dernière a souligné le devoir de la nation de perpétuer la mémoire des héros et a rappelé l’humilité de son père, qui se considérait toujours comme un simple « soldat de la patrie ». Le ministre Salehi a, quant à lui, livré un discours approfondi, établissant un parallèle symbolique entre Soleimani et les héros épiques persans, en particulier Rostam, figure centrale du Shahnameh (Livre des Rois) de Ferdowsi. Il a énuméré les qualités de « l’homme d’Iran » telles qu’incarnées par Rostam et Soleimani : le sacrifice pour la défense de l’Iran, l’esprit de justice et de défense des opprimés, une relation profonde avec Dieu et la sagesse rationnelle face aux épreuves.
La cérémonie a également inclus des moments forts comme la projection des portraits de plusieurs martyrs de la Révolution islamique et des forces armées pendant l’exécution musicale, ainsi que le lancement de deux livres consacrés au général Soleimani : « Barân gerefte ast » (Il a plu) et « Sarbâz-nâmeh » (L’Épopée du Soldat). Le ministre a conclu en citant une note manuscrite laissée par Soleimani dans une maison en Irak, demandant pardon aux propriétaires pour les dégâts potentiels et offrant une compensation, présentant cet acte comme une preuve de son intégrité morale exceptionnelle et de sa maîtrise de soi.