Un patrimoine millénaire révélé : les marionnettes d’ombres à l’honneur à la tour Azadi

La cérémonie de dévoilement des ouvrages artistiques Les Ombres de l’imaginaire et Œuvres choisies de la collection culturelle et artistique de la tour Azadi, ainsi que l’inauguration du Musée des marionnettes d’ombres de la tour Azadi, ont eu lieu récemment.

Le Musée des marionnettes d’ombres de la tour Azadi présente pour la première fois, sous la forme d’un musée indépendant, une collection précieuse de marionnettes d’ombres historiques. Introduites en Iran il y a environ cinquante ans à la suite d’un événement international, ces marionnettes proviennent de pays tels que la Chine, l’Inde, le Japon, la Thaïlande, l’Indonésie, le Cambodge et la Birmanie. Certaines de ces œuvres ont entre 300 et 400 ans d’ancienneté, tandis que les récits qu’elles mettent en scène trouvent leurs racines dans des histoires vieilles de plus de deux mille ans.

Réalisées avec une finesse exceptionnelle par sculpture et découpe de peaux tannées de chèvre, de daim, de mouton et de rhinocéros, puis ornées de pigments naturels et minéraux, ces marionnettes prenaient vie lors de spectacles d’ombres, derrière un écran et face à une source lumineuse, afin de raconter des récits épiques, religieux, culturels, mais aussi sociaux et critiques.

L’ouvrage Les Ombres de l’imaginaire est consacré à la présentation et à la documentation de la collection de marionnettes d’ombres de la Fondation Rudaki. Il comprend 182 marionnettes historiques datant de plus de cent cinquante ans. Parmi celles-ci, 64 marionnettes sélectionnées sont exposées pour la première fois au public au Musée des marionnettes d’ombres de la tour Azadi.

Adoptant une approche scientifique fondée sur la géographie culturelle, cette collection met en lumière une part essentielle du patrimoine ancestral de l’art du théâtre d’ombres en Asie.

Par ailleurs, le livre Œuvres choisies de la collection culturelle et artistique de la tour Azadi réunit une sélection d’œuvres majeures issues du fonds de ce complexe culturel. Il a été publié dans le but de documenter les activités artistiques menées et de présenter les capacités créatives des artistes. À l’occasion de la parution de cet ouvrage, les œuvres sélectionnées ont été exposées simultanément dans les galeries de la tour Azadi.

Lors de la cérémonie d’inauguration du musée, Mohammad Mehdi Ahmadi, chef par intérim du vice-ministère des Affaires artistiques du ministère de la Culture et de l’Orientation islamique, a souligné, en évoquant les dimensions épiques et rituelles des marionnettes d’ombres, l’importance des échanges culturels. Il a proposé d’inviter, après les vacances de janvier, des responsables de l’ambassade de l’Inde à visiter cette collection.

Aydin Mehdi-Zadeh, directeur général des arts visuels, a pour sa part rappelé que ces œuvres avaient été transférées il y a environ vingt ans dans les réserves de la tour Azadi sans qu’aucune étude approfondie ne leur soit consacrée. Il a indiqué qu’à la suite de l’établissement de relations avec l’Association d’amitié Iran–Inde, il est prévu d’organiser, après les vacances de janvier, des événements et des programmes spécifiques autour de cette collection exceptionnelle.

Cette collection est susceptible d’avoir un impact profond sur le domaine des arts du spectacle et mérite d’être présentée non seulement en Iran, mais également à travers des tournées d’expositions à l’échelle internationale.

Le Musée des marionnettes d’ombres de la tour Azadi a été inauguré dans le but de préserver, de faire connaître et de créer un lien entre le passé et l’avenir de l’un des plus anciens arts du spectacle au monde, enrichissant ainsi les espaces culturels de ce symbole national.

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